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Le Décalage Horaire et la Fatigue Causée Par Les Voyages Se Dressent Devant Le Canada Dans Sa Quête de L'Or Au Mondial Junior
WJC.008.12
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20 décembre 2012
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CALGARY – Le Canada disputera ses trois premiers matchs au Championnat mondial de hockey junior en Russie à 4 h 30 HE.

La ville hôte d’Ufa est située à 10-14 heures d’avance sur les horloges biologiques des joueurs canadiens, dépendamment dans quelle partie du pays ils habitent. Aucune équipe canadienne junior n’a voyagé si loin ou n’a traversé autant de fuseaux horaires depuis le tournoi de 2001 à Moscou. Ufa est basée à 1 160 kilomètres et deux fuseaux horaires au sud-est de Moscou.

Le décalage horaire et la fatigue causée par le voyage seront des défis et obstacles majeurs dans la route du Canada vers l’or qui seront aussi importants que les Russes, les Suédois et les Américains.

Hockey Canada a fait appel à l’expertise du spécialiste du sommeil de Calgary, le Dr Charles Samuels, pour concevoir un plan en vue de combattre le décalage horaire et le manque de sommeil.

« J’ai rencontré des docteurs spécialisés en sommeil, des psychologues sportifs et des neuropsychologues  », commente l’entraîneur-chef du Canada, Steve Spott. « J’ai parlé avec pas mal tous les types de docteurs. »

Toute personne qui voyage en avion à travers différents fuseaux horaires a déjà vécu des troubles du sommeil, de la fatigue, des difficultés de concentration et des problèmes digestifs jusqu’à ce que son corps s’adapte à son nouvel environnement.

La règle consacrée dit qu’il prend une journée d’adaptation pour chaque heure de décalage. Samuels veut accélérer l’ajustement de quelques jours.

Selon lui, la fatigue causée par les voyages obtient moins d’attention que le décalage horaire, mais pour des athlètes qui se rendent souvent dans des endroits éloignés, leur performance peut en souffrir. L’effet cumulatif des voyages fatigue le corps et l’esprit. Même si l’équipe canadienne ne se rend qu’à Ufa une fois, la grande distance et le temps passé dans les avions peuvent finir par les rattraper plus tard.

Samuels a dressé un plan pour le Canada à partir d’un modèle qu’il avait créé pour les Flames de Calgary lors de la saison 2011-12.

La formation canadienne se trouve présentement en Finlande, une différence de quatre heures avec Ufa, pour un entraînement préparatoire. Les joueurs ont dû suivre un horaire précis dès leur départ de Calgary samedi.

L’une des pires choses que les membres d’une équipe peuvent faire, selon Samuels, c’est d’arriver dans l’avion épuisés. Toutefois, il était inévitable que les joueurs ressentent un peu de fatigue après un camp de sélection stressant.

« Nous avons parlé beaucoup du vol, des cache-yeux, des bouchons d’oreilles, de casques d’écoute antibruit, de tous les oreillers et du confort dont vous avez besoin. Le mot d’ordre est le repos dans l’avion. Sans blague », dit Samuels. « Vous n’écoutez pas de film, vous ne jouez pas aux cartes, vous ne faites rien. Soit vous dormez, soit vos yeux sont fermés et vous vous reposez. »

Prendre des suppléments synthétiques de mélatonine, établir un horaire d’exposition à la clarté et à la noirceur et changer les heures de repas en direction de la destination sont tous des éléments qui font partie du plan de l’équipe canadienne.

S’il est temps de s’exposer à la clarté et qu’il n’y en a aucune, l’équipe compte sur des lumières portatives du nom de « Litebook ».

Le site Web de cette compagnie cite une recherche de la NASA démontrant qu’une exposition planifiée à un type particulier de lumière de même que des périodes prévues d’évitement de la lumière peuvent accélérer l’ajustement de l’horloge biologique.

« Nous utilisons ces "Litebooks" puisque la clarté est limitée à Ufa et Helsinki », explique Scott Salmond, directeur principal des activités hockey. « Nous avons un "Litebook" pour trois joueurs et chacun doit passer un nombre de temps déterminé près de cette lumière. »

« Lorsqu’il fait clair dehors, nous prévoyons aller marcher à l’extérieur. Notre horaire en Finlande ressemble pas mal à celui que nous aurons à Ufa. Nous tentons d’ajuster nos horloges même si nous sommes à Helsinki et qu’il y a quatre heures de différence entre les deux villes », poursuit-il.

« Nous avons préparé un plan quotidien visant à savoir comment composer avec le décalage horaire qui comprend les activités que nous devons faire et les heures où nous allons nous réunir et celles où les joueurs se reposeront. »

Le Canada affronte les Finlandais sur leur territoire dans un match hors concours jeudi et la Suède samedi avant de se rendre à Ufa le lendemain. Il disputera sa première partie le 26 décembre contre l’Allemagne.

Les trois premiers duels des Canadiens sont prévus à 15 h 30, heure locale, ce qui veut dire qu’il n’y aura pas d’entraînement d’avant-match en matinée. Cela plaît à Samuels puisqu’il pense que ces entraînements ne contribuent qu’à faire perdre une énergie précieuse aux joueurs dont ils auront besoin plus tard dans le tournoi.

« Je respecte les entraîneurs, mais je leur dis de ne pas pousser les joueurs puisque la marge de manœuvre est faible. Ils sont des athlètes en excellente forme physique et le plus important est de ne pas les brûler. Il est vraiment plus dommageable de leur donner plus de temps d’entraînement que moins qu’il en faut. »

Les tournois sur une période de temps condensée comme le mondial junior sont des montagnes russes émotionnelles, alors que le sort d’un pays peut changer après un seul but.

« Essentiellement, chaque effort doit être fait pour réduire un manque de sommeil cumulatif », note Samuels. « Avant de se rendre en finale, ils accumulent beaucoup de manque de sommeil. »

Un total de treize joueurs de la formation canadienne ont voyagé à Yaroslavl, située à 250 kilomètres au nord-est de Moscou, pour deux matchs contre les Russes au mois d’août.

« C’est vraiment difficile », commente l’avant Mark Scheifele. « Il s’agit d’une grosse transition, compte tenu du changement d’heure et du fait de se retrouver dans un autre pays. C’est assurément un petit choc culturel. »

« Je crois que le changement le plus important était les structures du sommeil. Nous devions composer avec une variation de dix ou onze heures. C’était énorme mais les préparateurs physiques et les docteurs nous ont aidés le plus possible. À la fin de notre séjour en Russie, je dormais bien. »


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Francis Dupont
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