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Leur Ville, Leur Sport, Leur Équipe : Yarmouth et Le Hockey, Une Véritable Histoire D'Amour
Tina Comeau
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WJAC.017.12
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6 novembre 2012
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On a eu droit à une scène intéressante au Mariners Centre de Yarmouth, plus tôt cette année. 

Un 31 mars, ensolleillé, mais frais, des joueurs de différents âges du hockey mineur s’étaient rassemblés dans le stationnement de l’aréna local pour jouer au hockey de rue sur diverses surfaces de jeu organisées du mieux qu’ils le pouvaient. Près de là, des gens, également de tous âges, faisaient la file à la billetterie pour acheter des billets pour ce qui était le plus beau spectacle en ville : le parcours des Mariners de Yarmouth en séries éliminatoires. Plusieurs de ces personnes avaient fait du camping dans le stationnement la veille.

Cette journée-là, tandis que la communauté de Yarmouth attendait de voir si sa candidature pour accueillir le Kraft Hockeyville était acceptée, les Mariners, qui venaient de combler un déficit de 3-1, disputaient le septième match de la finale de la division Bent de la MHL.

C’est à cet endroit que tous les gens voulaient se retrouver. Des centaines de personnes qui n’avaient pas pu mettre la main sur un billet en raison d’une salle comble s’étaient entassées dans un hôtel local pour regarder la partie sur un écran géant.

Les Mariners ont en effet remporté le championnat de la division Bent de la MHL.

Quant à elle, Yarmouth, n’a pas remporté le titre de Hockeyville. La communauté, qui avait reçu 1 655 475 votes, avait terminé au quatrième rang.

Donc Yarmouth n’était pas Hockeyville.

En fait, pas officiellement.

Cette journée, vous auriez eu de la difficulté à trouver toute preuve que Yarmouth n’était pas une ville qui vibrait au rythme du hockey.

Des preuves, il y en avait continuellement. Des familles du hockey mineur local élite s’entassaient dans des voitures pour rouler cinq ou six heures dans un autre secteur de la province pour jouer un match de hockey. Et il le faisait sans broncher puisque les familles de Yarmouth étaient habituées ainsi, habitant sur la pointe sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Même les Islanders de New York de la LNH ont remarqué que Yarmouth était une ville de hockey lorsqu’ils ont tenu leur camp d’entraînement à cet endroit, en 20.

À l’intérieur du Mariners Centre, deux sièges sont réservés aux super partisans de Yarmouth, Dorothy et Ernie Hatfield. Le couple fait presque autant partie des meubles du Mariners Centre que la patinoire elle-même. Il se déplace à l’aréna pour voir n’importe quel niveau de hockey, que ce soit pour des parties atomes, pee-wee, bantam, d’école secondaire, junior A ou de ligue masculine.

Mais au-delà des Hatfields, le sport du hockey n’a pas manqué de divertir les gens dans cette ville en bordure de la mer. Pendant des années, si on remonte au début de la franchise junior A il y a 10 ans, les Mariners de Yarmouth ont attiré les meilleures assistances de la Ligue de hockey des Maritimes, la plupart du temps, deux fois plus que dans les autres arénas.

Depuis le début de la saison cet automne, les matchs des Mariners ont tous eu lieu devant des foules d’environ 1400 à 1500 amateurs.

Pourquoi est-ce ainsi?

Et bien, tout d’abord, l’équipe a connu un excellent début de campagne, étant installée au sommet de la division Bent et parmi les 20 meilleurs clubs au pays. Mais leurs succès ne reposent pas seulement sur leurs performances sur la glace.

« Je crois que c’est aussi en raison de l’endroit où nous sommes situés », commente l’entraîneur-chef des Mariners, Laurie Barron. « Nous ne sommes pas en compétition avec aucune ville majeure ou d’autres équipes comme les Mooseheads de Halifax, de la LHJMQ ou un club universitaire, donc aux yeux de notre communauté, nous sommes vraiment "leur équipe". »

L’équipe est également très impliquée dans la collectivité. Les joueurs visitent des écoles locales pour faire la promotion de la lecture et de l’instruction auprès des élèves. Ils fréquentent des jeunes de la communauté qui ont des problèmes physiques ou mentaux dans un programme appelé Icy Knights. L’équipe soutient aussi plusieurs autres causes.

« Je pense que l’équipe est si impliquée dans la collectivité que nous finissons par connaître certains individus personnellement », ajoute Barron. Cela aide à faire croître les affinités que la communauté a pour son équipe.

Lors de matchs de hockey de rue à Yarmouth, les jeunes ne se prennent pas seulement pour des joueurs de la LNH, mais aussi pour des membres des Mariners. Ils veulent être les Matt Tomah, Charles Grant, Mathieu Pompei et Colin Campbell de demain.

Qui pourrait les blâmer?

Durant le parcours des Mariners en séries éliminatoires au printemps qui les a amenés jusqu’en prolongation du septième match de la finale de la MHL, remportée par les Slammers de Woodstock, Campbell a décrit le sentiment qui l’a habité lors du sixième match alors que son équipe, qui venait encore de combler un déficit de 3-1, a gagné le duel ultime de la série.

« Je me suis assis au banc et j’ai regardé vers la foule pour recevoir toute cette énergie, je croyais que je rêvais. C’est une expérience de hockey que je n’oublierai jamais », dit-il. « Le simple fait de voir un aréna rempli des meilleurs partisans de la ligue qui criaient si fort m’a donné des frissons. Je pourrais ne jamais revivre une telle expérience. Dans toutes mes années dans le hockey, l’ambiance à ce match a été la meilleure que j’ai vécue dans ma vie. »

Et c’est à cela que les gens qui viendront à Yarmouth devront s’attendre au Défi mondial junior A.


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