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Une Ère Nouvelle; L'Île-Du-Prince-Édouard Se Démarque En Hockey Féminin
Kristen Lipscombe
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EC.018.12
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26 avril 2012
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Lorsqu’Amber Gaudette a mis la main sur un bâton de hockey pour la première fois à l’âge de X ans dans la petite ville d’Alberton, Î.-P.-É., elle jouait avec des garçons puisqu’il n’y avait pas d’équipes féminines dans la région.

Elle ne pouvait s’imaginer qu’à 23 ans, non seulement elle serait la capitaine de l’équipe féminine de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI), mais qu’elle soulèverait aussi le trophée du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA) au-dessus de sa tête et qu’elle compétitionnerait lors d’un championnat national.

Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé cette saison pour les Panthers de l’UPEI, qui ont réalisé plusieurs premières pour ce programme. L’équipe a écrit une page d’histoire lorsqu’elle a vaincu l’Université St. Francis Xavier 2-1 en prolongation pour passer au match de la médaille d’or du SUA qu’elle a gagné 3-0 contre l’Université Mount Allison. Ainsi, elle remportait le championnat de la ligue et obtenait son laissez-passer pour Edmonton, Alb., pour le Championnat national du Sport interuniversitaire canadien (SIC) 2012, où elle a pris la sixième place.

« Je n’avais jamais rêvé au fait de mettre la main sur la Coupe du SUA », dit Gaudette après une longue journée de voyage de retour à la maison après le championnat national. « Lors de mes premières années, quand nous affrontions St. FX, notre objectif était de garder le pointage aussi bas que possible. »
 

« Nous n’avons jamais battu St. FX jusqu’au Championnat du SUA cette année », ajoute l’avant de cinquième année. « Toutes les joueuses de dernière année se sont réunies et ne croyaient pas ce qui venait d’arriver. »

Les Panthers l’ont pourtant vécu pour vrai. Depuis l’arrivée de ce club il y a neuf ans, ce dernier a démontré des améliorations sur le plan des habiletés, de la vitesse, et de la force, des signes révélateurs de la progression du hockey féminin non seulement dans les institutions postsecondaires de l’île, mais aussi partout dans la province.

« Lorsque j’ai commencé à Alberton, il n’y avait aucune formation féminine de hockey. Je devais donc me rendre à O’Leary, mais maintenant il y a des équipes de hockey là-bas, et ce, à tous les niveaux », dit-elle, à propos de sa jeunesse à l’Î.-P.-É., alors que le sport qu’elle aime prenait aussi de l’expansion. « Nous avons disputé un match avec l’UPEI dans ma ville natale. Il y avait tellement de partisans et tous les jeunes joueurs y étaient rassemblés. C’était vraiment beau à voir. »

Non seulement Gaudette et ses coéquipières ont servi de modèles pour les jeunes joueuses de hockey de l’île, mais elles ont aussi tenu des camps d’habiletés et quelques-unes feront du bénévolat à la Coupe Esso 2012, à Charlottetown. Après avoir obtenu son diplôme en biologie ce printemps, Gaudette prévoit faire carrière en ergothérapie et continuer de diriger dans le sport qui l’a toujours inspirée à viser haut, assez pour remporter le titre du SUA avant de mettre fin à sa carrière à l’UPEI.

L’entraîneur-chef des Panthers, Bruce Donaldson, qui est également à la direction des finances de la Coupe Esso 2012, affirme que son équipe a toujours été active au sein des programmes de hockey féminin, invitant souvent des clubs du hockey mineur à assister à des matchs et à rencontrer les joueuses. Il reconnaît que le hockey féminin dans la province revient de loin depuis qu’il a commencé à diriger il y a 27 ans, dont six saisons avec le programme de hockey féminin de l’UPEI.

« Lorsque ma fille a eu l’âge de jouer dans le programme des moins de 15 ans, je me suis rangé du côté du hockey féminin et je me suis rendu compte que j’aimais ça encore plus », expliquant pourquoi il est resté accroché au hockey féminin. « Les filles, elles veulent apprendre. Elles ont vraiment fait les efforts pour établir une base sur l’île. »

En 2000-2001, 884 femmes se sont inscrites pour jouer à l’Î.-P.-É. Ce nombre a plus que doublé une décennie plus tard, avec 1417 inscriptions dans la province en 2010-2011. « Le hockey féminin progresse assurément au rythme de l’augmentation de l’arrivée de nouvelles membres », indique la présidente du conseil de hockey féminin de l’Î.-P.-É., Dawn Moase. « Les joueuses sont plus habiles, les entraîneurs et nos programmes sont meilleurs. »

« Le hockey féminin a pris de l’expansion au même rythme que son développement », dit-elle, ajoutant que les Panthers de l’UPEI sont de bonnes ambassadrices.

« Nous essayons de redonner, surtout aux jeunes filles autant que possible », commente l’une des joueuses de quatrième année de l’UPEI, la fille de Donaldson, Jaimelynn. « Ce sont elles qui joueront probablement pour l’école un jour. »

Jaimelynn, 22 ans, a choisi de revenir sur l’île et de jouer pour l’équipe de son père après avoir peaufiné ses habiletés au Collège Ridley, à St. Catharines, Ont.

« Je suis honorée d’avoir fait partie de cette aventure, nous avons tellement travaillé fort », dit-elle, à propos non seulement de sa participation à la conquête du tout premier titre de l’AUS de son équipe, mais aussi de cette expérience vécue auprès de son entraîneur de jeunesse dans les Maritimes, c’est-à-dire son père. « Je me retenais après notre victoire, mais vers la fin, lorsque nous prenions les photos, je suis allée vers lui, je l’ai pris dans mes bras et j’ai un peu perdu le contrôle de mes émotions. Je suis vraiment chanceuse d’avoir partagé ce moment avec lui. »

Jaimelynn raconte que le succès du hockey féminin démontré à Hockey Day in Canada à la CBC, qui a été présenté sur l’île en février, la victoire du mois dernier au SUA 2012 et la Coupe Esso 2012, le Championnat national midget féminin du Canada, qui se déroulera dans la capitale provinciale ce mois-ci, contribuent à mettre en valeur le hockey féminin à l’Î.-P.-É.

Son père et entraîneur espère que ces grandes réalisations encourageront aussi des filles à demeurer et à jouer au Canada durant leurs années postsecondaires. « Je souhaite que notre programme convaincra quelques filles du coin, que revenir sur l’île et représenter UPEI serait une bonne chose », dit-il. « Je pense que les femmes commenceront à réaliser que la qualité des études est excellente partout au pays… et que la qualité du hockey est exceptionnelle. »


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