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Les Nouveaux Retraités de L'Équipe Nationale Parlent de Leur Cheminement Comme Joueur et de la Croissance du Hockey Sur Luge
Kristen Lipscombe
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GN.022.10
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9 septembre 2010
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De la première conquête de l’or paralympique du Canada en hockey sur luge aux Jeux de Turin il y a huit ans aux innombrables blagues entre coéquipiers, les quatre joueurs qui ont annoncé leur retraite ne porteront peut-être plus le chandail orné de la feuille d’érable, mais ils garderont toujours de précieux souvenirs de leurs années comme membres de l’équipe nationale de hockey sur luge.

Le gardien de but Paul Rosen, le défenseur Jean Labonté et les avants Hervé Lord et Todd Nicholson ont annoncé qu’ils prenaient leur retraite cette semaine, un moment émouvant dans la carrière de ces pionniers du hockey sur luge qui ont ouvert la voie pour des générations futures d’athlètes physiquement handicapés appartenant à l’élite du sport.  

Rosen, qui s’est joint à l’équipe nationale en tant que sa plus vieille recrue à l’âge de 41 ans, a dit que l’un de ses plus beaux souvenirs du sport est « de regarder les gars patiner et laisser leur invalidité à l’extérieur de la patinoire ».

« Il y a tellement de gens qui nous voient comme des handicapés », a déclaré le joueur originaire de Thornhill, Ontario. « Nous ne sommes pas invalides. Nous sommes tellement valides que ce n’est pas comique. »

Dans les faits, Rosen a pris part à trois Jeux paralympiques et Labonté à quatre. Nicholson et Lord, quant à eux, ont participé aux cinq Jeux comprenant le hockey sur luge depuis son admission comme discipline aux Jeux paralympiques en 1994 lorsqu’ils ont gagné le bronze. En 1998, ils ont remporté l’argent. Rares sont les athlètes qui peuvent prétendre autant.  

Selon Rosen, l’ambiance positive qui régnait aux Jeux paralympiques de 2010 à Vancouver en Colombie-Britannique reflète non seulement l’acceptation répandue du sport, mais aussi sa visibilité et sa popularité accrues au Canada et à l’étranger. 

« L’accueil que nous avons reçu, la foule, la façon dont elle est tombée amoureuse de notre équipe… », dit-il. « C’est quelque chose que je n’oublierai jamais, au grand jamais. »

Pour Todd Nicholson, voir sa femme et ses deux enfants porter le chandail d’Équipe Canada dans les gradins de Doug Mitchell Thunderbird Sports Centre est quelque chose dont il se souviendra clairement jusqu’à la fin de ses jours, tout comme il se souvient « clair comme le jour » d’avoir vu sa famille l’encourager à Lillihammer en Norvège à ses premiers Jeux paralympiques.

« Le tournoi n’était même pas commencé, et nous nous échauffions pour notre premier match quand j’ai regardé dans les gradins et j’ai vu mes parents assis là », dit le joueur originaire de Kinburn, Ontario. « (Ils) ont voyagé de l’autre côté du monde pour me voir jouer un jeu que je croyais ne plus jamais jouer. » 

Labonté, qui a été le capitaine de la formation à ses trois dernières années avec l’équipe, dit que la conquête de la médaille d’or pour le Canada aux Jeux paralympiques de 2006 à Turin, est le point culminant de sa carrière, « surtout parce que nous sommes arrivés là comme les négligés ».

Mais à l’extérieur de la glace, Labonté, qui est originaire de Hull au Québec, dit qu’il va « s’ennuyer de l’ambiance dans le vestiaire ». Cela comprend les nombreux tours comme dans la plupart des équipes sportives quoiqu’il ne doit pas y avoir beaucoup de jambes artificielles suspendues au plafond dans les autres vestiaires.

« Parfois, les gens me posent des questions sur mon sport et me parlent de mon invalidité (et) les deux sont liés », dit Labonté. « Ça fait simplement partie de nos vies… Nous n’y pensons pas, mais nous faisons des blagues sur le sujet. »

Hervé Lord, originaire de Saint-Pamphile au Québec, est d’accord que les liens qui se tissent dans l’ombre jouent un rôle important dans le succès de l’équipe nationale de hockey sur luge du Canada sur la scène internationale. « C’est comme une deuxième famille loin de chez soi. »

Et ensemble, les quatre joueurs d’Équipe Canada qui ont annoncé leur retraite ont aussi réalisé d’importantes avancées pour le sport, allant de la reconnaissance du sport aux améliorations de la qualité du jeu et de l’équipement.

« Quand j’ai commencé, nous avions des luges que l’on appelait des “blue bombers” — elles pesaient environ 50 livres chacune », dit Lord en riant. « Aujourd’hui, les luges pèsent de huit à dix livres et elles sont tellement plus rapides; grâce à la finesse et à l’agilité des jeunes d’aujourd’hui, ça a l’air facile. » 

« Compte tenu du progrès du sport au fil des ans, je crois qu’il n’y a pas de limite », ajoute Nicholson. 

Rosen dit que le fait de promouvoir les hockeyeurs sur luge « non seulement comme des athlètes handicapés, mais comme de grands athlètes » est en partie responsable de la croissance du sport au cours des dix dernières années.

Pour le sport lui-même et pour les étoiles montantes du sport, il semble que « tout est possible », affirme Rosen.


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