Reseau de Hockey Canada |
Nouvelles
Cœurs Sensibles… Veuillez Vous Abstenir
L’équipe nationale de hockey sur luge du Canada pratique un style aussi robuste et rapide que les meilleurs athlètes valides du pays
Gary Kingston
|
SLD.002.09
|
24 février 2009
|
|

Loyd Remi Johansen avait baissé les yeux pour capter une passe au centre de la glace et il n’a jamais vu venir le bolide sur lames qui se dirigeait vers lui avant qu’il ne soit trop tard.

Le solide Ray Grassi, qui pèse 245 livres, avait déjà le Norvégien dans sa mire depuis environ 15 pieds. Dès que Johansen a capté la rondelle avec son bâton, le défenseur canadien a foncé sur lui avec son épaule pour lui asséner une mise en échec aussi dévastatrice que celles qui ont fait la réputation de Scott Stevens dans la LNH.

Ce fut tout à fait réglementaire et l’impact a été si grand que Johansen a volé 10 pieds dans les airs avant de frapper la bande.

« C’est arrivé directement devant notre banc et puisque nous ne pouvions pas voir au travers (le plexiglas), nous n’avons vu que le visage du joueur frapper la bande », a déclaré Greg Westlake, un coéquipier de Grassi, à propos de la mise en échec survenue lors d’un match du Défi mondial de hockey sur luge à Kelowna en Colombie-Britannique il y a presque deux ans.

« Et le bruit de l’impact… je me souviens d’avoir entendu ça. Le gars est tombé et il était inconscient. Il n’avait pas toute sa tête. Il y a eu de meilleures mises en échec pour le spectacle. Billy (Bridges) a frappé un gars au mondial l’an dernier alors qu’il s’avançait au centre de la glace la tête baissée; ce fut superbe. Ces mises en échec sont belles, mais celle-ci était une démonstration de force brute. » Si vous n’avez jamais assisté à un match de hockey sur luge, deux éléments sautent aux yeux : la robustesse et la vitesse.

Grâce à Terry Fox et Rick Hansen, Chantal Petitclerc et Oscar Pistorius, les préjugés sur les gens atteints d’une incapacité sont maintenant choses du passé.

Les joueurs du hockey sur luge rehaussent leur jeu d’un cran en se fonçant les uns dans les autres, se déplaçant sur la glace plus vite que Dana Murzyn, un ancien des Canucks de Vancouver, et maniant la rondelle avec la touche de magiciens grâce, en grande partie, au fait qu’ils jouent avec deux bâtons, un dans chaque main.

« Je dis toujours à ceux qui n’ont jamais vu un match auparavant que peu importe ce à quoi ils s’attendent, ça va être complètement différent », dit Grassi, qui utilise des prothèses dans la vie de tous les jours, mais qui s’est laissé choir sur une planche à roulettes pour quitter le vestiaire immédiatement après la séance d’entraînement, lundi, pour accorder une entrevue.

« On entend, “Oh, vous jouez au hockey vous les paraplégiques, ou peu importe. Ça va être amusant.” Puis lorsqu’ils sont sur place et qu’ils voient la robustesse du jeu, cela modifie complètement l’idée qu’ils avaient du sport pour les handicapés. » Personne sociable, Grassi a le sourire aussi large que son tour de taille. Il affirme avoir payé une bière à Johansen après le tournoi de Kelowna.

« Je me sentais mal. Nous avions une petite réception. Je lui ai payé une bière et je lui ai dit : “Je m’excuse.” Il m’a répondu : “Ça va. Ce sont des choses qui arrivent.” » Le défenseur de Windsor, Ontario, affirme que ce fut sa plus solide mise en échec.

Mais, elle ne fut peut-être pas aussi mémorable que celle qui s’est produite lors d’un match à Ottawa il y a quelques années, a-t-il ajouté.

« L’équipe du Japon, le tout petit gars, Dice K. Il s’avançait en zone privilégiée, la tête penchée et je l’ai frappé. Il a basculé vers l’arrière, littéralement à l’envers, couché sur la tête, hors de sa luge. Les bâtons ont volé dans les airs, son casque a volé dans les airs. »

« Même ma mère était fâchée contre moi après cette mise en échec l࠻, dit-il. « Pourquoi as-tu fait ça à ce pauvre petit gars? » Grassi affirme que rien ne vaut une mise en échec solide sur la glace. « Ça fait du bien, je me sens comme la plus grosse personne sur la glace, et la plupart du temps, je suis la plus grosse. J’aime donner une mise en échec au cours de mes premières présences. Ça me met dans le match. » Les Canadiens, champions paralympiques et mondiaux en titre, sont une des équipes les plus robustes qui soient au hockey sur luge. Ajoutez à cela un excellent échec avant et autant de vitesse que n’importe quelle autre équipe du monde. De plus, comme le dit l’entraîneur-chef Jeff Snyder, l’équipe joue le même « style canadien » que les meilleurs athlètes valides du pays.

Au hockey sur luge – destiné aux athlètes de l’élite internationale atteints d’une incapacité des membres inférieurs, y compris des amputés, des paraplégiques et ceux atteints de spina bifida – les joueurs s’assoient sur des luges faites de titane léger sous lesquelles des lames de patins ont été fixées.

Ils se déplacent sur la glace au moyen de courts bâtons de hockey munis de petits pics à une extrémité.

Les meilleurs joueurs en surprennent plusieurs par leur rapidité et leur agilité. Westlake dit que lorsque l’équipe canadienne a tenu une séance sur les habiletés plus tôt cette saison, l’avant Shawn Matheson a fait le tour complet de la patinoire en 15 secondes. Comparez cela à 13 secondes pour les meilleurs de la LNH.

Les meilleurs joueurs sont aussi très habiles, capables de glisser la rondelle sous leur luge d’une main comme de l’autre pour l’éloigner des défenseurs adverses.

« Quand vous assistez à un match sur place, vous voyez de nombreux petits détails du hockey sur luge qui ne paraissent pas lors des matchs diffusés à la télévision ou sur le web », affirme Westlake. « Avec deux bâtons et la coordination des gars, si vous n’êtes pas près de l’action, vous ratez plusieurs des feintes, des ruses ainsi que la finesse des joueurs. » Après avoir joué devant des foules d’environ 100 personnes au tournoi des Quatre continents au Japon le mois dernier, les Canadiens espèrent que les foules seront plus nombreuses à l’événement préparalympique de la Coupe Hockey Canada cette semaine au nouvel aréna de l’Université de la Colombie-Britannique.

« J’adore jouer devant les gens », dit Westlake. « Notre équipe y carbure. Et sachant que ceci est une sorte d’aperçu pour 2010… Si nous avons des foules nombreuses ici, je vous assure que nous allons donner un spectacle. »


Pour plus d'informations :

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

Morgan Bell
Coordonnatrice, relations médias
Hockey Canada
403-284-6427
mbell@hockeycanada.ca

   
 

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: