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Les Canadiennes Se Préparent Aux Olympiques En Affrontant des Équipes Midgets Masculines
Donna Spencer
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NWT.007.09
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3 décembre 2009
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Si l’équipe de hockey féminin du Canada remporte l’or olympique en février, les joueurs de la Ligue de hockey midget de l’Alberta (AMHL) partageront sa gloire.

Lorsque les Jeux olympiques d’hiver de 2010 s’ouvriront à Vancouver le 12 février, le Canada aura disputé quelque 30 matchs contre la ligue masculine.

Le hockey est différent de celui auquel elles sont habituées et les Canadiennes espèrent que cela les aidera à monter sur la plus haute marche du podium.

« Nous allons demander une médaille », dit l’entraîneur-chef des Royals de Calgary, Ryan Hilderman, en riant.

Le Canada présente une fiche de 9 -5 contre des équipes de l’AMHL. Les matchs préparent les femmes en vue des Olympiques en leur offrant une compétition constante de haut niveau. Aucun autre pays ne peut offrir un tel avantage à ses joueuses.

Les grandes rivales du Canada, les Américaines, ont inscrit quelques matchs contre des équipes masculines juniors et des équipes masculines d’écoles secondaires à leur calendrier cet hiver, mais elles en disputeront beaucoup moins que les Canadiennes.

Si le Canada réussit à défendre son titre olympique, ce sera en grande partie dû au fait que l’équipe a disputé un si grand nombre de matchs contre des garçons de 15 à 18 ans.

Les deux côtés ont dû s’adapter à un style de jeu différent.

Lorsqu’ils affrontent les femmes, les garçons doivent continuellement se rappeler qu’ils ne peuvent donner un coup d’épaule, de hanche ou de coude à Jayna Hefford et Cherie Piper lorsqu’elles s’avancent en zone neutre. Les femmes, pour leur part, peuvent se livrer à du hockey un peu plus robuste que ce qui est normalement permis au hockey féminin international.

C’est un hockey hybride qui est harmonieux pour les hommes et les femmes, car tous ont l’impression de retirer quelque chose des matchs.

Les joueurs du midget AAA qui se fient plus à leur force brute qu’aux habiletés sont soudainement exposés contre les femmes. Ils doivent alors adopter un style de jeu rapide, effectuer beaucoup de passes et posséder de bonnes habiletés pour manier la rondelle. La défensive doit faire appel au positionnement du corps et du bâton plutôt que de faire voler un adversaire dans les airs.

Ceux qui adoptent un style favorisant l’intimidation physique plutôt que les habiletés liées au patinage et au maniement de la rondelle s’aperçoivent qu’ils ne peuvent suivre le jeu et ils se retrouvent la plupart du temps au banc des punitions.

« L’aspect physique demande un gros ajustement parce que cela est une composante importante de notre jeu », dit Kieran O’Neil, capitaine des Flames de Calgary de l’AMHL. « Nous fonçons sur l’échec-avant, mais les filles forment une équipe qui déplace rapidement la rondelle. C’est bon pour nous parce que nous devons travailler plusieurs habiletés liées à la rondelle et des choses du genre. Chose certaine, c’est difficile de s’adapter. »

Les Canadiennes avaient mis un calendrier semblable en place contre l’AMHL dans les mois précédant les Olympiques de Turin en 2006. La différence cette fois-ci, c’est que les équipes de l’AMHL peuvent porter deux points à leur fiche lorsqu’elles affrontent les femmes. Les matchs pourraient donc avoir un impact sur le classement en vue des éliminatoires de la ligue.

De plus, affronter Hayley Wickenheiser est une nouvelle expérience pour les joueurs midgets actuels puisqu’ils ne faisaient pas partie de la ligue il y a quatre ans.

« C’est assez amusant parce que cela ressemble un peu à des matchs de hockey libre », dit Brad Buckingham, un avant des Royals. « Nous ne sommes pas inquiets de nous faire rentrer dans la bande et tout ça. C’est néanmoins très rapide, alors c’est bien amusant. C’est nouveau pour nous. »

Le contact physique est la zone grise lors de ces matchs. Alors qu’il n’y a pas de mise en échec au centre de la glace, les hommes et les femmes se bousculent pour la rondelle le long de la bande et dans les coins.

Tous les gestes normalement associés à la compétition – se pousser dans l’enceinte du gardien quand le sifflet se fait entendre, une légère poussée en route vers le banc des joueurs alors que les officiels ont le dos tourné – sont présents. Sauf qu’il y en a moins que dans un affrontement entre deux équipes masculines.

Alors que l’allure est intense pour les deux sexes, les matchs contre des équipes masculines ont tendance à être moins vicieux que ceux contre les Américaines selon l’avant canadienne Gina Kingsbury.

« Les émotions sont un peu plus vives, alors contre les Américaines, c’est un peu plus salaud », explique-t-elle. « Les gars ne sont pas trop vicieux dans leur contact corporel. »

L’expérience est un net avantage des femmes sur les joueurs midgets puisque certaines joueuses de l’équipe nationale ont dix ans ou plus de plus que les gars. Les Flames ont commis plusieurs revirements dans une récente défaite de 5 -2.

« Nous avons pu profiter de l’inexpérience des gars parce qu’ils commettent certaines erreurs que l’équipe américaine ne ferait pas », souligne l’avant Caroline Ouellette.

Mais les joueurs sont rapides dans tous les aspects du jeu, leur portée est plus longue et ils ont le gabarit nécessaire pour faire perdre la rondelle aux femmes le long de la bande. Après avoir subi deux défaites aux mains de l’équipe féminine lors d’un tournoi avant la saison, les Royals ont battu les femmes 4 -2 à leur premier affrontement de la ligue.

« Je pense que le fait de nous faire battre deux fois… nous a ouvert les yeux; elles ont patiné mieux que nous et ont gagné les courses pour la rondelle, des choses comme ça », dit Hilderman. « Ce fut bon pour nos gars.

« Les filles continuent de foncer et elles n’abandonnent pas, alors c’est excellent. Nous retirons autant de ces matchs que de nos autres matchs. »

Les femmes sont reconnaissantes des modifications que les joueurs apportent à leur jeu.

« Soyons francs, ils peuvent nous faire mal, mais ils sont assez intelligents pour se dire “Hé, nous aidons Équipe Canada à gagner en février” », affirme l’avant Meghan Agosta. « Ils comprennent. »

Et Ouellette d’ajouter : « Je crois qu’ils représentent la meilleure façon de nous préparer. Je ne sais pas ce que nous pourrions faire d’autre qui serait mieux pour nous. »

La preuve que ces matchs sont bons pour les Canadiennes est survenue cet hiver. Le Canada présentait une fiche de 2 -6 contre les États-Unis en septembre.

Depuis ce temps, les Canadiennes ont une fiche de 3 -1 contre leurs grandes rivales, battant les Américaines en finale de la Coupe des quatre nations en novembre.

La différence, c’est que les femmes s’entraînent constamment à combler des déficits d’un ou deux buts ou à jouer avec une avance d’un ou deux buts contre des adversaires de haut niveau.

« C’est très important que nous vivions toutes ces situations pendant l’année afin que nous sachions comment réagir et quoi faire en pareilles circonstances », explique Kingsbury. « En février, si nous nous retrouvons dans des draps semblables, nous saurons que si nous avons pu le faire contre les garçons, nous pouvons le faire là. C’est vraiment crucial pour nous. »

Les joueurs midgets suivront de près les exploits des Canadiennes sur la glace aux Olympiques à cause des liens qu’ils ont tissés sur la glace.

« Je les ai aidées à se préparer et à donner le meilleur d’elles-mêmes », dit Buckingham. « Alors, je ressentirais une certaine fierté de les avoir aidées, de savoir que j’ai fait quelque chose pour les aider à gagner. »


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