Reseau de Hockey Canada |
Nouvelles
Une Saison de Rêve Pour Les Hounds de Notre Dame
WJAC.008.06
|
6 novembre 2006
|
|

Ce fut une saison de rêve pour les Hounds de Notre Dame.

L’école de la petite communauté de Wilcox jouit d’une solide réputation pour ses programmes sportifs depuis que le père Athol Murray s’est rendu dans l’Ouest pour y fonder Notre Dame.

Au printemps 1987, l’équipe midget AAA de l’école, les Hounds, a pris part à la finale de la Coupe Air Canada, perdant un match très serré aux mains d’une équipe du Québec.

À l’automne de la même année, Notre Dame a gravi un échelon en se joignant à la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan.

Tim Green faisait partie de l’équipe des Hounds qui s’est jointe à la SJHL. L’équipe a connu un succès instantané bien que même les joueurs n’étaient pas certains de la façon dont la saison allait se dérouler. « Nous ne savions pas », dit-il. « Nous savions que nous avions à peu près la même équipe que celle qui avait participé à la Coupe Air Canada, mais nous ne savions pas comment une si jeune équipe allait se débrouiller à un niveau plus avancé. »

Stéphane Gauvin était en neuvième année lorsqu’il est arrivé à Notre Dame où il a joué deux ans chez les bantams avant de perdre la finale avec les midgets et de passer à la SJHL. « J’ai pensé que la marche était assez haute. C’était certainement excitant de monter et de jouer au hockey junior. »

Barry MacKenzie, longtemps associé au programme de hockey de Notre Dame, était l’entraîneur des Hounds qui ont remporté la Coupe du Centenaire, le championnat national, à leur première année comme membres de la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan.

« Nous étions jeunes », se souvient MacKenzie. « J’avais été l’entraîneur de la plupart des jeunes pendant un an ou deux au midget. Je savais ce dont ils étaient capables, mais personne n’avait idée de ce que nous allions faire. »

Ces jeunes de Notre Dame ont réalisé des exploits inimaginables. Dix-neuf membres de l’équipe ont obtenu des bourses d’études de collèges américains. Parmi eux, Jason Herter, qui allait être repêché en première ronde par les Canucks de Vancouver, et des joueurs de la Ligue nationale de hockey tels Scott Pellerin, Joby Messier, Rod Brind'Amour et Curtis Joseph.

Tout au long de la saison, les Hounds ont cumulé les victoires, mais souvent par un écart très mince. Green a dit que cela a permis aux Hounds de se forger le caractère nécessaire pour connaître du succès le temps des éliminatoires venu.

Lors des éliminatoires, un seul obstacle important a ralenti les Hounds : les Terriers de Yorkton, qui ont forcé Notre Dame à disputer six matchs.

À la Coupe ANAVET, face à la meilleure équipe du Manitoba, les Blues de Winnipeg Sud, les Hounds ont balayé la série de quatre matchs. Ceci allait donc donner lieu à la série de la saison opposant les Hounds aux champions de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, l’équipe de Calgary.

Les Hounds ont de nouveau eu peur.

Calgary a pris une avance de 3 -1 dans la série forçant les Hounds à faire face à l’élimination pour la première fois.

« Il ne fait aucun doute que ce fut une série difficile. Nous tirions de l’arrière 3 -1 et presque tout le monde croyait que nous étions cuits », dit MacKenzie.

Gauvin dit que MacKenzie est le grand responsable du revirement grâce au discours qu’il a prononcé avant le cinquième match. « Il a dit « Les gars, vous pourriez plier bagage et être quand même considérés comme des héros. Vous n’êtes qu’un groupe de joueurs midgets, mais pourquoi voudriez-vous vous arrêter ici? ». » Lors du cinquième match, « nous étions possédés », dit Gauvin. Les Hounds ont gagné le match 7 -2.

Toutefois, les Canucks semblaient toujours être en contrôle alors que la série allait se transporter à Calgary pour les sixième et septième matchs. Mais Notre Dame a remporté le sixième match ce qui a permis aux Hounds de jouer leur carte maîtresse, l’appui de toute une école, pour le septième match.

« Nous avons fait monter toute l’école à bord d’autobus en direction de Calgary », dit MacKenzie. « Ils avaient une extrémité (de l’aréna) pour nous. Ce fut toute une motivation pour nos jeunes de voir tous ces visages rouges (la couleur des Hounds). »

Gauvin dit que l’effet s’est même fait sentir dans le vestiaire avant la séance de patinage d’avant-match. « On les entendait taper des pieds. C’était comme si tout l’aréna tremblait. Ce fut une vraie motivation, quoiqu’une motivation supplémentaire ne soit pas vraiment nécessaire pour un septième match. »

Les Hounds avaient une avance de 3 -2 vers la fin du match lorsque Calgary s’est vue accordée un tir de punition alors qu’il restait deux secondes à jouer dans le match.

« C’est impossible de décrire le sentiment de regarder un tir de punition qui aurait pu égaliser la marque », dit Green en ajoutant que ce fut un soulagement inimaginable lorsque Joseph a bloqué le tir de Dean Larsen. « Cela aurait été un important revirement dans le match. »

Gauvin dit que Joseph fut le héros, non seulement pour son arrêt lors du tir de punition, mais pour un arrêt acrobatique réalisé plus tôt au cours de la période. « Il (Joseph) était hors position. Il a plongé en allongeant son bâton et l’a bloqué. J’étais en repli défensif face à mon joueur. J’avais arrêté de patiner en concédant le but alors j’ai pu voir l’arrêt. Ce fut extraordinaire. »

Lorsque la sonnerie a retenti à la fin du match, « ce fut le chaos total. C’était tout simplement fou », dit Green quoi que la célébration a été plutôt modérée, car les Hounds savaient qu’ils avaient un autre défi à relever, le tournoi de la Coupe du Centenaire, pour déterminer la meilleure équipe junior A du Canada.
Ayant accédé à la finale nationale contre Halifax, les Hounds tiraient de l’arrière par la marque de 2 -1 après 40 minutes de jeu.

Gauvin dit que la série difficile contre les Terriers et la victoire émotive sur Calgary avaient suffisamment endurci l’équipe de sorte qu’un déficit d’un but avec encore une période à jouer n’avait rien d’alarmant. « Rendus là, nous avions déjà vécu tellement de choses que nous n’allions pas concéder la défaite. »

Au bout du compte, la profondeur des Hounds allait leur permettre de gagner lorsque Dwayne Norris a marqué le but de la victoire avec l’aide de Brind’Amour.

Il est intéressant de noter que Norris allait aussi marquer le but de la victoire lorsque le Canada a remporté la médaille d’or au Championnat mondial de hockey junior de 1990.

Le championnat national était comme un rêve devenu réalité.

« Nous avions joué 92 matchs cette saison-l࠻, dit Green. « Nous avions réalisé notre rêve, notre but. C’est un sentiment impossible à décrire. »

« Ce fut la joie pure », dit Gauvin.

-- Extrait (plus des ajouts) de Guts and Go: Great Saskatchewan Hockey Stories (Courage et droit devant : De grands moments du hockey en Saskatchewan) par Calvin Daniels, de la maison d’édition Heritage House

»


Pour plus d'informations :

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

Keegan Goodrich
Coordonnateur, médias
Hockey Canada
403-284-6484
kgoodrich@hockeycanada.ca

 

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: