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Vicky Sunohara de Scarborough; Témoin de la Croissance du Hockey Féminin
OLY.006.06
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12 février 2006
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Vicky Sunohara est la seule membre de l’équipe nationale féminine qui peut parler de la croissance du hockey féminin international depuis la tenue du premier championnat mondial féminin en 1990 puisqu’elle y était. Sunohara, qui était à deux mois près de son 20e anniversaire de naissance à l’époque, est la seule membre de l’équipe olympique 2006 qui a fait partie de la première Équipe Canada lors du championnat mondial inaugural en 1990.

Neuf championnats mondiaux et deux Jeux olympiques ont eu lieu depuis lors et le hockey féminin a connu une croissance inouïe. Sunohara, maintenant âgée de 35 ans, a été une pionnière de ce sport en plein essor, participant à 150 matchs internationaux avec l’équipe nationale. Elle a accumulé un nombre impressionnant de médailles, de points et de souvenirs.

« (En 1990), il y avait beaucoup de bonnes joueuses qui jouaient. Je jouais dans l’ECAC (à l’Université Northeastern). Mais la compétition n’était pas relevée du tout. La ligue ne comptait que trois équipes è l’époque. Dans la COWHL (Ligue centrale de hockey féminin de l’Ontario), il y avait très peu d’équipes et encore moins de bonnes équipes. Les Golden Hawks de Hamilton semblaient tout rafler. Je pense qu’ils avaient une assez bonne idée des joueuses qui allaient être invitées aux essais. Le bassin de joueuses n’était pas très grand… loin de ce qu’il est aujourd’hui. »

« IL y a tellement plus d’occasions pour les filles maintenant. Et les gens jouent plus longtemps. Il y a tellement d’objectifs à viser, l’équipe des moins de 22 ans, les Jeux d’hiver du Canada, et ainsi de suite, et bien sûr, le championnat mondial. Cela permet à plus de gens de participer. Il y a beaucoup plus de compétitions maintenant, c’est certain et cela pousse tout le monde et améliore le niveau de jeu. »

Et le programme de l’équipe nationale a parcouru un long chemin depuis ses débuts au championnat mondial de 1990.

« Il y avait un ou deux camps d’évaluation, et de petits camps d’évaluation, très courts. Il n’y avait aucun test de conditionnement physique à l’époque, seulement des séances d’entraînement. Ensuite, tu apprenais si tu faisais partie de l’équipe ou non. Maintenant, il y a beaucoup plus à faire et beaucoup plus de choses offertes; les brevets, etc. Faire partie de l’équipe nationale comporte beaucoup plus de choses qu’à l’époque. »

Et en 1990, on ne parlait pas des Jeux olympiques. Cela était bien loin de la pensée des gens.

« Je pense que nous croyions peut-être avoir accès à la LNH », dit Sunohara en riant.

« Il n’était question que de bourses d’études (en 1990) et de participer au championnat mondial qui avait lieu tous les deux ans en ce temps-là. »

« Nous devions payer nos propres dépenses pour jouer avec l’équipe nationale. Mais c’était sans importance… c’était tellement excitant. La première fois, j’avais peine à croire qu’un championnat mondial allait avoir lieu. Peu importe… tout le monde était prêt à tout faire… pour jouer pour son pays. »

« Je sais savourer chaque moment maintenant. À l’époque je me disais : « Quand vais-je jouer à nouveau? » Aujourd’hui, je me dis « Je joue aujourd’hui – amuse-toi. » Cela a été très important pour moi au fil des ans. Ne pas gaspiller le temps, mais savourer le moment présent. Apprécier chaque jour tel qu’il se présente. »

Lorsque le Canada a effectué le tour de la patinoire à Salt Lake City en 2002, médailles d’or au cou et sourires aux lèvres, il n’aurait pas été exagéré de croire que Sunohara, alors âgée de 31 ans, allait céder sa place. Mais quatre ans plus tard, Sunohara est toujours un élément-clé de l’équipe féminine. Et elle ne passe pas de longues heures à contempler sa retraite de l’Équipe Canada.

« Tu ne sais jamais quand ce sera ta dernière fois. C’est tellement agréable. Le temps passe si vite… c’est ce qui me motive. Les gens me demandent : « Tu as une médaille d’or olympique, qu’est-ce que tu veux de plus? » Être encore capable de me tailler une place au sein de cette équipe, c’est tout un exploit. La concurrence est incroyable. Il y a tellement de bonnes joueuses. Pouvoir faire partie de cette équipe et participer à tout ceci… Je ne peux m’imaginer quelque chose de mieux. Les amitiés que j’ai tissées et mon amour de la compétition. Essayer de m’améliorer chaque fois. Je ne peux imaginer échanger cela pour rien au monde. »

Et lorsque Sunohara devra mettre fin à sa carrière internationale, ne soyez pas surpris de voir son visage souriant qui est la « Fierté de Peterborough » derrière le banc comme entraîneure.

« Si vous m’aviez posé cette question il y a plusieurs années…, j’aurais répondu « jamais ». Je n’aurais pas voulu être entraîneure parce que je ne pouvais m’imaginer rester debout derrière le banc. J’aurais voulu être dans l’action. »

« Mais au fil du temps, j’ai vu tout ce qu’il y avait d’autre dans le jeu. En vieillissant, vous vous rendez compte qu’il y a beaucoup plus que simplement jouer. Il se passe beaucoup de choses dans les coulisses. Karen Hughes m’a demandé de l’aider comme entraîneure à l’Université de Toronto et cela m’a ouvert les yeux. Je sais que j’ai beaucoup à apprendre avant de pouvoir devenir entraîneure. Mais ce fut très intéressant et je me suis bien amusée. Alors, je voudrai certainement faire encore partie du sport d’une façon quelconque. »

Vicky Sunohara sur le fait d’être une joueuse complète et reconnue comme peut-être la meilleure joueuse en ce qui a trait aux mises au jeu

« C’est quelque chose que je dois recommencer à travailler. En grandissant, je pensais toujours à l’aspect offensif, à marquer des buts et à toujours terminer parmi les meilleures pointeuses. Quelqu’un m’a souligné, il y a plusieurs années de cela, que je devrais améliorer mon jeu défensif. Alors, je me suis mise au travail. »

« Lorsque je regarde les joueurs, j’aime regarder les joueurs complets. C’est ce que je cherche. Je regarde Steve Yzerman – excellent à l’offensive, excellent à la défensive, excellent lors des mises au jeu et je pense que c’est ce que je dois faire. Travailler tous les aspects parce que je crois que c’est ce qui est le plus important pour devenir un grand joueur. Je voudrais un joueur comme ça dans mon équipe. J’y ai travaillé, mais je dois me remettre au boulot parce que je ne réussis pas aussi bien que je le voudrais ces temps-ci. »


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Francis Dupont
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