Reseau de Hockey Canada |
Événements
Défi mondial des m17
Coupe des 4 nations
Coupe Deutschland
Nouvelles
Kathleen Kauth, un pilier central sur la patinoire et loin de celle-ci
Mark Staffieri
|
8 avril 2013
|
|

Ceux qui ont eu l’occasion de participer à un sport d’équipe peuvent souvent appliquer les leçons et les valeurs qu’ils ont apprises comme athlètes à leur vie de tous les jours.

L’ancienne de l’équipe nationale des États-Unis Kathleen Kauth a fait face à de l’adversité sur la patinoire et à l’extérieur de celle-ci et elle en est ressortie plus forte que jamais, peu importe les obstacles qui ont entravé son chemin.

Cette force comme joueuse – et comme personne – est devenue évidente alors qu’elle tentait de se tailler une place au sein de la formation américaine en vue des Jeux olympiques d’hiver de 2002 à Salt Lake City, Utah.

Pendant qu’elle s’entraînait en vue de cet objectif, la vie de Kathleen a été perturbée par des nouvelles tragiques.

Son père, Don Kauth, a péri dans les attentats sur le World Trade Center le 11 septembre 2001. Il travaillait comme analyste bancaire au 85e étage de la tour sud, la deuxième à être heurtée par un avion ce jour fatidique.

Kauth n’avait que 22 ans à l’époque et son avenir si prometteur a été assombri par le désarroi.

Originaire de Saratoga Springs, N. Y., elle a joué à l’Université Brown sous la direction du légendaire entraîneur Digit Murphy. À sa dernière saison, elle a accumulé 39 points, soit 16 buts et 23 aides. Elle a obtenu son diplôme de l’école de l’Ivy League avec les préalables pour s’inscrire dans un programme prémédical.

Comme témoignage de sollicitude et de respect, l’équipe nationale féminine du Canada a envoyé une lettre de condoléances signée par toutes les joueuses à Kathleen. Accablée par le deuil, Kauth n’a pu participer aux Jeux olympiques d’hiver présentés dans son pays.
Mais à l’automne 2002, déterminée, elle a entrepris son retour au jeu. Kauth est devenue l’une des premières joueuses nées aux États-Unis à jouer dans la Ligue nationale de hockey féminin (LNHF), se joignant au Thunder de Brampton et participant deux fois au Championnat national féminin Esso.

Elle a aussi effectué un retour inspirateur à l’équipe nationale féminine des États-Unis, représentant son pays aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin en Italie. Bien qu’elle y ait remporté une médaille de bronze, c’est un geste de compassion et de gentillesse qui a marqué son passage aux Jeux.

Lors d’une cérémonie d’accueil le 7 février 2006, les drapeaux de l’Arménie, de l’Iran et des États-Unis ont été hissés et les hymnes nationaux des trois pays, interprétés. Kauth s’est jointe à une délégation d’athlètes américains qui a serré la main d’athlètes arméniens et iraniens.

« Participer aux Jeux olympiques est une victoire personnelle pour tous les athlètes olympiques », a dit Kauth. « Malheureusement, notre équipe n’a pas obtenu le résultat souhaité.

« Mais je dois dire que je suis assez fière de ma médaille de bronze », ajoute-t-elle. « Elle représente tout ce que nous avons traversé comme équipe et aussi tous les obstacles personnels surmontés pour faire partie de cette équipe. »  

Sa coéquipière à Turin, Julie Chu a dit : « Kath était une superbe coéquipière qui faisait toujours de son mieux dans tout ce qu’elle faisait. » 

« Elle avait une excellente éthique du travail qui se répandait autour d’elle », a dit Chu. « En plus de son engagement envers l’entraînement et la compétition au plus haut niveau, elle était une coéquipière engagée qui faisait souvent en sorte que ses coéquipières se tordaient de rire. » 

Après les Jeux olympiques d’hiver en Italie, Kauth a continué de contribuer à la croissance du hockey féminin. Elle est devenue une des personnes clés qui ont formé la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), se joignant à des joueuses comme Jennifer Botterill, Lisa-Marie Breton, Allyson Fox, Kim McCullough et Sami-Jo Small pour cette initiative importante. Kauth a même siégé au conseil d’administration de la ligue.

La participation de l’Américaine Kauth a marqué un nouveau chapitre de l’histoire du hockey féminin, un dans lequel des joueuses américaines et canadiennes pouvaient collaborer en se basant sur le respect mutuel.

« Kathleen est une passionnée du hockey et elle a apporté son intelligence en affaires au processus », a dit la vétérane de l’équipe nationale féminine du Canada, Jayna Hefford. « Kathleen et les autres joueuses qui ont fait partie du processus méritent de sincères remerciements et une reconnaissance pour tout ce qu’elles ont fait pour s’assurer que nous ayons une ligue élite et compétitive où jouer. Sa passion, son intelligence et son intégrité en font une excellente représentante des joueuses de talent de notre ligue. »

« Kathleen a apporté la même passion et la même intensité au démarrage de la LCHF qu’elle apportait sur la glace », affirme McCullough. « J’ai joué contre Kathleen au collège, dans la LNHF et dans la LCHF. Sa compétitivité et sa volonté de faire tout ce qu’il fallait pour l’équipe étaient quelques-uns de ses plus grandes qualités comme joueuse. Cette ténacité nous a été très utile les premiers jours où nous tentions de lancer la ligue. »

Bien que la LCHF a grandi depuis sa création en 2007, le travail de base de Kauth a aidé à jeter les assises essentielles à l’avenir du hockey féminin.

Ce sont des qualités comme celles mentionnées par ses coéquipières qui font que Kauth est l’une des héroïnes silencieuses du hockey féminin, un pilier central, sur la patinoire et loin de celle-ci.


Pour plus d'informations :

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

   
Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: