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Retour Sur…; Les Championnats Mondiaux Juniors de L'IIHF Au Canada
WJC.012.07
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3 septembre 2007
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Alors que la Super série Canada-Russie rentre au Canada pour les quatre derniers matchs, le premier ayant lieu mardi soir à Winnipeg, hockeycanada.ca jette un regard sur les championnats mondiaux juniors de l’IIHF qui ont eu lieu dans les quatre villes-hôtesses canadiennes.

1999 – WINNIPEG (MANITOBA)
OR – Russie; ARGENT – Canada; BRONZE – Slovaquie

Le Championnat mondial junior 1998 de l’IIHF en Finlande a marqué une des périodes les plus sombres de l’histoire du programme d’excellence de Hockey Canada. En quête d’une sixième médaille d’or consécutive, un exploit jamais vu, les Canadiens ont perdu leurs deux premiers matchs – à l’équipe-hôtesse, la Finlande, et à la Suède – en route vers une huitième place au classement, subissant une défaite-choc de 6 -3 aux mains du Kazakhstan en cours de route.

Le Canada était de retour en terre canadienne un an plus tard, voulant se venger. Les hôtes ont connu un départ peu reluisant au championnat mondial junior de 1999 n’ayant pu faire mieux qu’un match nul 0 -0 contre la Slovaquie à leur premier match, le premier match nul sans but de l’histoire du mondial junior pour les Canadiens.

Une victoire serrée de 6 -4 sur la Finlande et une victoire de 2 -0 sur les Tchèques ont fait en sorte que les Canadiens savaient qu’une victoire sur les Américains à la veille du Jour de l’an de 1998 les placerait au sommet de leur groupe et leur assurerait une place en demi-finale. Mais quelqu’un a oublié de communiquer le plan aux Américains, et les États-Unis – qui n’avaient obtenu aucune victoire en ronde préliminaire – ont écrasé les Canadiens par la marque de 5 -1, forçant les hôtes à participer aux quarts de finale.

Leur adversaire en quart de finale? Le Kazakhstan. Contrairement à l’année précédente, l’enjeu du match était tout autre qu’une septième place pour les Canadiens et ces derniers ont vite fait de dominer les Kazakhs, prenant une avance de 3 -0 après une période de jeu et de 8 -0 après deux périodes en route vers une victoire de 12 -2 et une participation aux demi-finales. Simon Gagné a mené les siens, marquant quatre buts, égalisant ainsi le record que Mario Lemieux avait établi au hockey junior canadien 15 ans plus tôt.

Les Canadiens se sont servi de leur victoire sur le Kazakhstan comme tremplin pour ensuite vaincre la Suède 6 -1 en demi-finale, marquant six buts sans riposte après que les Suédois eurent ouvert la marque. Cette victoire a créé un affrontement avec les Russes qui n’avaient perdu qu’un match au tournoi, et ce, aux mains des Suédois, le lendemain de Noël.

Les Russes ont dominé tout au long du match, obtenant 40 tirs au but contre 18 pour les Canadiens, mais Roberto Luongo a gardé son pays dans le match avec une performance spectaculaire, et Bryan Allen a marqué alors qu’il restait six minutes à jouer dans le match pour forcer la tenue d’une prolongation, au grand plaisir des 13 225 partisans à l’aréna de Winnipeg, tout comme des 1,8 millions de téléspectateurs – la plus forte cote d’écoute de TSN à l’époque.

Mais la célébration a été de courte durée, car Artem Chubarov de la Russie a marqué le but gagnant à 5:13 de la prolongation pour donner aux Russes leur première médaille d’or en sept ans, empêchant ainsi le Canada de remporter l’or pour une deuxième année consécutive. Ce fut la première fois depuis 1986-87 que le Canada ne remportait pas les honneurs pour une deuxième année consécutive.

Luongo a été nommé le meilleur gardien de but du tournoi et ses compatriotes le défenseur Brian Campbell et l’avant Daniel Tkaczuk se sont joints à lui comme membres de l’équipe des étoiles.

1991 – SASKATOON (SASKATCHEWAN)
OR – Canada; ARGENT – Union soviétique; BRONZE – Tchécoslovaquie

Les Canadiens avaient été la crème du Championnat mondial junior 1990 de l’IIHF en Finlande, remportant la médaille d’or pour la deuxième fois en trois ans, terminant devant l’Union soviétique grâce à une victoire de 6 -4 à Helsinki au Jour de l’an.

Un an plus tard, la formation canadienne ne comptait que six joueurs de l’équipe championne de 1990 – Patrice Brisebois, Mike Craig, Kris Draper, Eric Lindros, Kent Manderville et Steven Rice – tandis que la formation soviétique regroupait sept joueurs de l’équipe qui avait remporté l’argent.

La ronde préliminaire s’est déroulée tel que prévu pour le Canada – ou presque. Un match nul de 4 -4 contre les Américains le 27 décembre a fait en sorte que les hôtes du tournoi se sont retrouvés un point derrière les Soviétiques au classement. Si les Soviétiques gagnaient contre la Finlande le 3 janvier, ils étaient assurés de remporter l’or et le Canada allait prendre part à la demi-finale pour la médaille de bronze, plutôt que pour l’or dont il rêvait tant.

Mais les Finlandais ont rendu une énorme faveur aux Canadiens lorsque Jarkko Varvio a marqué alors qu’il restait seulement 15 secondes au match pour niveler la marque à 5 -5 dans le match contre les Soviétiques. Le Canada et l’Union soviétique se sont donc retrouvés à égalité au sommet du classement. L’enjeu de leur affrontement du 4 janvier allait être la médaille d’or.

Ce match a été un autre affrontement classique entre le Canada et l’Union soviétique. Après 20 minutes de jeu, Pierre Sévigny et Steve Rice avaient donné une avance de 2 -0 aux hôtes en première période. Mais les Soviétiques ont commencé à gruger cette avance en deuxième période, réduisant l’écart à un seul but, avant de se donner à fond en troisième et de niveler la marque grâce au but de Sandis Ozolinsh à 3:50 de la période.

Malgré le fait qu’il a été dominé 17 -3 au chapitre des tirs au but en troisième période, le Canada n’avait besoin que d’un but, et ce but est survenu d’une source improbable.

John Slaney, qui n’avait pas marqué du tournoi, a décoché un tir de la pointe en pleine circulation et la rondelle, qui semblait avoir des yeux, a déjoué le gardien soviétique Sergei Sviagin alors qu’il restait 5:13 à jouer dans le match, donnant une avance de 3 -2 au Canada, avance qu’il n’allait pas laisser filer. Slaney était tellement excité après avoir marqué le but gagnant, qu’il s’est foulé une cheville en sautant de joie. Il a donc dû assister aux cinq dernières minutes du match au banc des joueurs.

Trevor Kidd et la défensive canadienne ont tenu les Russes à l’écart au cours des cinq dernières minutes, permettant au Canada de remporter sa deuxième médaille d’or consécutive, sa cinquième au total, au Championnat mondial junior de l’IIHF.

Lindros a été nommé le meilleur avant du tournoi par les dirigeants de l’IIHF, et son coéquipier Craig s’est joint à lui au sein de l’équipe des étoiles du tournoi.

1995 – RED DEER (ALBERTA)
OR – Canada; ARGENT – Russie; BRONZE – Suède

La perte de la LNH en 1995 fut un gain pour Red Deer, car le lockout de la LNH a permis à tous les meilleurs joueurs d’âge junior d’être en Alberta. Le Canada allait donc pouvoir présenter une de ses meilleures équipes de tous les temps au Championnat mondial junior de l’IIHF.

Des joueurs comme Ryan Smyth, Alexandre Daigle, Jason Allison, Todd Harvey et Jeff Friesen avaient tous évolué dans la LNH en 1994-95, mais puisque la ligue avait imposé un lockout, ils se retrouvaient dans les rangs juniors et au sein de l’équipe du Canada qui partait en quête de son troisième titre mondial consécutif.

Le Canada a facilement remporté ses trois premiers matchs de façon convaincante contre l’Ukraine, l’Allemagne et les États-Unis, marquant 24 buts contre 5, avant que la République tchèque ne le ramène sur terre au quatrième match.

Tirant de l’arrière par la marque de 5 -4 avec moins de cinq minutes à jouer, les Canadiens ont obtenu deux buts d’une paire de défenseurs – Wade Redden à 15:51 et Jamie Rivers à 17:36 – pour prendre l’avance. Friesen a scellé l’issue du match serré en portant la marque à 7 -5 alors qu’il restait 31 secondes à jouer et que les Tchèques jouissaient d’un avantage numérique.

Le Canada a porté sa fiche à 5 -0 en battant la Finlande le Jour de l’An, et c’est alors que l’on a commencé à parler d’un tournoi avec une fiche parfaite de 7 -0, ce qu’aucune équipe canadienne n’avait réussi. Mais, il restait deux matchs à jouer, et ce, contre deux des meilleures formations au tournoi – la Russie et la Suède.

Le match contre les Russes s’est avéré un autre duel classique où l’action se déroulait de part et d’autre, ajoutant un autre chapitre à une rivalité déjà bien ancrée.

Les Russes ont ouvert la marque, mais Allison a répliqué seulement 41 secondes plus tard et le but d’Éric Dazé a donné une avance de 2 -1 au Canada après 20 minutes de jeu. Le second but de Dazé a creusé l’écart à 3 -1, mais ce fut au tour des Russes de répliquer rapidement, marquant à deux reprises pour niveler la marque à 3 -3 avant le milieu du deuxième tiers.

Les buts de Rivers et de Dazé, son troisième pour réussir un tour du chapeau, ont donné une avance de 5 -3 aux Canadiens pour amorcer la dernière période, période au cours de laquelle les hôtes allaient écrire une page d’histoire.

Harvey a ouvert le bal en marquant en avantage numérique à 2:29 de la troisième période. Son but fut suivi de celui de Jeff O’Neill à 2:48 et de celui de Marty Murray à 3:07, tous deux marqués aussi en avantage numérique, établissant par le fait même deux records canadiens au championnat mondial junior – les deux buts les plus rapides en avantage numérique (19 secondes – à deux reprises) et les trois buts les plus rapides en avantage numérique (38 secondes). Les Russes ont marqué deux buts pour porter la marque finale à 8 -5, donnant lieu à l’écriture d’une autre page d’histoire contre les Suédois.

Harvey, Allison et Denis Pederson ont marqué au cours des 13 premières minutes du match et Dazé a inscrit le but qui allait être le but gagnant à la huitième seconde du dernier tiers – un record canadien pour le but le plus rapide au début d’une période. Le Canada a résisté à l’attaque russe en fin de match pour l’emporter par la marque de 4 -3, mettant ainsi fin à ce qui était à l’époque, la plus grande domination par une équipe canadienne au Championnat mondial junior de l’IIHF.

Bryan McCabe a été nommé le meilleur défenseur du tournoi et Murray, le meilleur avant en plus de terminer à égalité avec Allison au premier rang des pointeurs de l’équipe et du tournoi avec 15 points en sept matchs. Les Canadiens occupaient quatre des six positions au sein de l’équipe des étoiles du tournoi, Murray, Allison et Dazé occupant les postes à l’avant et McCabe, un des postes à la ligne bleue.

2006 – VANCOUVER (COLOMBIE-BRITANNIQUE)
OR – Canada; ARGENT – Russie; BRONZE – Finlande

L’équipe nationale junior 2005 du Canada peut être considérée comme la meilleure de tous les temps à un Championnat mondial junior de l’IIHF, dominant ses adversaires en marquant 41 buts contre 7, en route vers une fiche parfaite de 6 -0 pour remporter la première médaille d’or du Canada depuis 1997.

Mais avec un seul joueur de l’édition précédente de retour – le défenseur Cam Barker – le Canada s’est présenté au tournoi de 2006 à Vancouver derrière la Russie et les États-Unis comme favoris pour remporter l’or.

Le Canada a entrepris le tournoi au lendemain de Noël avec une victoire convaincante de 5 -1 sur la Finlande lors du match présenté à guichet fermé au Pacific Coliseum, limitant les Finlandais à seulement 17 tirs au but, un présage de ce qui allait se produire.

Une victoire de justesse de 4 -3 sur la Suisse et une victoire par jeu blanc de 4 -0 sur la Norvège ont donné lieu à un affrontement Canada-États-Unis pour la première place, la veille du Jour de l’An. Le gagnant obtenait un laissez-passer pour les demi-finales, s’évitant un match supplémentaire en quart de finale.

Après que Barker et Dustin Boyd eurent donné une avance de 2 -0 aux Canadiens au cours des sept premières minutes du match, il aurait été facile de penser que les Canadiens allaient remporter leur quatrième match de suite et se tailler une place en demi-finale, mais les Américains avaient autre chose en tête. Les buts de Chris Bourque et Peter Mueller ont permis aux États-Unis de niveler la marque 2 -2 à la huitième minute du deuxième tiers.

Le reste du match fut un duel de gardiens de but entre Justin Pogge du Canada et Corey Schneider des États-Unis. Ni l'une ni l'autre des formations n’a réussi à trouver le fond du filet.

Puisque le Canada était classé au premier rang en raison de l’écart de buts, un match nul permettrait aux hôtes d’accéder aux demi-finales. Les Américains ont donc retiré Schneider pour les dernières minutes de la rencontre, malgré le fait que la marque était toujours égale, 2 -2.

Le capitaine canadien Kyle Chipchura a profité du filet désert pour marquer le but de la victoire alors qu’il restait 33 secondes au match. Le Canada allait donc terminer au sommet du groupe A.

Lors de la demi-finale, la deuxième rencontre du tournoi entre le Canada et la Finlande, la défensive canadienne a excellé de nouveau, limitant les Finlandais à seulement 19 tirs au but pendant que Pogge réussissait son deuxième jeu blanc du tournoi, égalisant le record canadien établi par Mathieu Garon (1998), Roberto Luongo (1999) et Pascal Leclaire (2002), grâce à une victoire de 4 -0.

Cette victoire a donc entraîné un autre affrontement Canada-Russie pour le match de la médaille d’or au Championnat mondial junior de l’IIHF, la quatrième fois en cinq ans que les deux pays allaient s’affronter pour tous les honneurs.

Avec l’aide de leur vedette Evgeni Malkin, les Russes n’avaient subi aucun revers, dominant leurs adversaires 27 -7 au chapitre des buts, y compris une victoire convaincante de 5 -1 sur les États-Unis en demi-finale.

Mais tout cela était sans importance pour Pogge et les autres membres de la défensive canadienne qui ont freiné Malkin et la puissante offensive russe en route vers une victoire surprenante, mais convaincante, de 5 -0 grâce, en partie, aux deux buts marqués par Michael Blunden en avantage numérique au cours de la deuxième période.

Pogge a repoussé 35 tirs au cours de sa prestation la plus impressionnante du tournoi, établissant un record canadien de tous les temps et un record au Championnat mondial junior de l’IIHF, en réalisant un troisième jeu blanc.

Marc Staal a été nommé le meilleur défenseur du championnat par les dirigeants de l’IIHF tandis que Steve Downie et Luc Boudon ont été nommés à l’équipe des étoiles du tournoi pour leur rôle dans la conquête de la deuxième médaille d’or consécutive du Canada.


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