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Un Jeu Uniforme, Voilà la Clé Pour la Russie

le 30 mars 2007

Par Derek Jory

La Russie n’est arrivée sur la scène internationale au hockey féminin qu’en 1994, alors il n’est pas surprenant qu’elle n’ait pas encore connu de succès importants. Son meilleur classement de tous les temps, fut une troisième place au Championnat mondial féminin 2001 de l’IIHF où elle en a surpris plusieurs en battant la Finlande 2 -1 lors du match pour la médaille de bronze. Outre cette fois-là, les Russes n’ont jamais fait mieux que le cinquième rang à un championnat mondial (2000, 2004) et aux Olympiques (2002). Les lacunes à l’offensive et à la défensive et un travail inégal de la part des gardiennes ont placé l’équipe dans une situation fâcheuse. Bien que parfois l’équipe semble prête à rivaliser avec des adversaires de taille comme la Finlande et la Suède, à d’autres instants il est difficile de croire qu’elle occupe présentement le sixième rang du classement mondial de l’IIHF. Les deux défaites consécutives de 2 -1 à l’Allemagne et au Kazakhstan lors des deux derniers matchs du championnat mondial 2005 illustrent très bien le manque d’uniformité du jeu russe. Une formation légèrement modifiée devrait permettre aux Russes de garder espoir à Winnipeg, mais il faudra plus que quelques nouvelles joueuses pour que l’équipe accède à l’échelon supérieur.

Entraîneurs : Vladimir Kucherenko, ancien entraîneur d’Équipe URSS, entreprend son premier championnat mondial à titre d’entraîneur-chef. Après avoir remplacé Viktor Krutov à la barre de l’équipe, Kucherenko et son adjoint, Sergey Goloshumov, voudraient bien améliorer la prestation de la Russie sur la scène internationale. Krutov a mené la Russie à une cinquième place en 2004 et à une huitième place en 2005 avant d’être remplacé par Kucherenko. Kucherenko, 52 ans, est relativement peu connu comme entraîneur, mais le directeur général Igor Prusov, qui en est à son deuxième championnat mondial, devrait l’aider à maintenir le cap.

Gardiennes de but : La Russie a cumulé le pire pourcentage d’arrêts et l’avant-dernière pire moyenne de buts alloués au tournoi de 2005 en Suède. Une amélioration devant le filet est donc un incontournable pour cette équipe. Irina Gachennikova et Maria Onolbaeva, qui évoluent ensemble au sein du Tornado de Moscou, devraient assurer une certaine uniformité entre les poteaux. Gachennikova a beaucoup plus d’expérience puisqu’elle fait partie de l’équipe depuis le championnat mondial de 1997. Elle a inscrit une moyenne de buts alloués de 2,70 ainsi que deux victoires en cinq matchs aux Jeux olympiques de Turin. Onolbaeva, 28 ans, a effectué le gros du travail en 2005 : en cinq matchs, elle a accordé 13 buts sur 102 tirs et s’est classée huitième parmi les gardiennes avec une moyenne d’arrêts de 0,887.

Défenseures : Des huit défenseures de l’équipe russe, six évoluent ensemble avec le 
Tornado de Moscou. Puisque la plupart de ces femmes jouent régulièrement ensemble, la jeune défensive russe devrait être relativement unie et la communication ne devrait pas poser problème. Olga Permyakova a terminé au premier rang des défenseures russes avec deux points en 2005 et elle devra contribuer à l’offensive cette fois-ci. Aux Olympiques de 2006, aucune défenseure russe n’a obtenu plus d’un point.
Avants : Tout comme les Russes ont éprouvé de la difficulté en défensive et devant le filet au cours des dernières années, le jeu des avants a aussi été très inégal. Au cours des deux derniers championnats mondiaux, les avants ont produit un peu plus d’un but par match ce qui est nettement insuffisant contre des formations explosives comme le Canada et les États-Unis. Aucune avant de la Russie cette année ne peut rivaliser avec Ekaterina Pashkevich lorsqu’elle était au sommet de sa forme. Toutefois, Svetlana Trefilova, qui est âgée de 33 ans et qui a mené l’attaque russe avec quatre buts à Turin, sera sans doute celle vers qui la Russie se tournera à Winnipeg. Les jeunes comme Olga Semenets (19 ans) et Ekaterina Smolina (16 ans) devront énergiser l’équipe.

Résultats prévus : Jusqu’à ce que les Russes puissent jouer de façon plus uniforme aux deux extrémités de la glace, elles continueront d’éprouver des difficultés. Marquer tôt et souvent est la seule solution. La Russie pourrait espérer vaincre la Suède ou la Finlande, mais ses avants n’ont tout simplement pas la puissance de frappe nécessaire. L’équipe se classera probablement entre le cinquième et le septième rang au tournoi.

2007 Championnat mondial féminin

 


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