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Des patinoires extérieures à l’OWHA, le hockey féminin est bien enraciné en Ontario
Tracy Gagnon
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CMF.003.13
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4 février 2013
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Que vous croyiez que le premier match de hockey féminin au Canada a eu lieu à Barrie, Ont., ou derrière Rideau Hall à Ottawa, Ont., d’une façon ou d’une autre, tout a commencé en Ontario.

Il y a presque deux cents ans, dans les années 1890, rester de l’autre côté de la bande pour encourager les hommes ne faisait pas l’affaire des Ontariennes. Voulant faire partie de l’action, elles ont décidé de disputer ces premiers matchs. Et depuis ce temps, elles ont rehaussé la barre – ou plutôt repoussé la barre.

Parmi les premières forces motrices du hockey féminin en Ontario, il faut noter les équipes universitaires de l’Université de Toronto et de l’Université Queen’s à Kingston. Le volet féminin est rapidement devenu populaire, et au tournant du 20e siècle, des équipes féminines voyaient le jour aux quatre coins du pays.  

Alors que de plus en plus de femmes s’avançaient sur la glace, les joueuses ont réalisé que même si leurs longues jupes présentaient certains avantages pour garder les buts, elles n’étaient pas pratiques. Les femmes ont vite fait d’adopter des uniformes qui convenaient mieux au sport comme des jupes de laine plus courtes (puis des pantalons) avec de longs bas, des tuques et des gants.

Les Alerts d’Ottawa ont été une des premières équipes à endosser un uniforme plus raisonnable, voire à la mode.

Et que dire de la sécurité? Les genouillères et les gros gants sont rapidement devenus la norme. En réalité, certaines femmes ont joué un rôle clé dans la sécurité du sport. Par exemple, bien avant que Jacques Plante rende le port du masque populaire, Elizabeth Graham, une gardienne de l’équipe de l’Université Queen’s, a porté un masque d’escrime pour se protéger devant le but.

La popularité grandissante du hockey féminin a donné lieu au besoin de compétition. Et l’Ontario a de nouveau été à l’avant-scène. En 1914, le premier championnat provincial a eu lieu à Picton. Six équipes y ont pris part.  

Rien ne semblait pouvoir freiner les équipes féminines ontariennes. Puis, le , plusieurs de ces équipes se sont réunies pour former l’Association de hockey des femmes de l’Ontario (LOHA). La nouvelle association regroupait la Ligue de hockey de Toronto et les clubs de London, Ottawa et St. Thomas. Les célèbres Rivulettes de Preston se sont jointes à la LOHA en 1931.

Les Rivulettes. Cette équipe représentait un réel défi pour les autres formations féminines, car elle était vraiment très bonne, ne subissant que deux défaites en 350 matchs. Par conséquent, d’autres équipes ne voulaient pas se joindre à la LOHA, conscientes qu’elles n’avaient aucune chance de gagner. Au début, la ligue a été remaniée pour faire place à une ligue A pour les équipes plus habiles et à une ligue B pour les moins fortes. Mais au bout du compte, la LOHA a été dissoute et fusionnée avec la Fédération féminine des sports amateurs en 1941.

Malheureusement, il y avait bel et bien quelque chose pouvant freiner le hockey féminin : la guerre.

Cependant, le droit de jouer au hockey avait été obtenu à la suite d’un long et difficile combat et les femmes en Ontario et ailleurs au pays ont continué de se battre. Alors que plusieurs ont cessé de jouer pour se consacrer à l’effort de guerre, certaines, plus déterminées, n’ont pas abandonné et elles ont entretenu la flamme.

Des joueuses comme Hazel McCallion qui, par sa vitesse étourdissante, a mené les trois équipes de la ligue de Montréal pendant les années de guerre. Sur la côte Est, les sœurs Gallant étaient parmi les joueuses qui se démarquaient au sein des équipes de l’Île-du-Prince-Édouard, tandis que dans l’Ouest, des équipes comme les Wildcats de Moose Jaw assuraient la survie du hockey féminin.  

Avec chaque recul, le hockey féminin travaillait plus fort. Le sport a fait face à d’énormes défis, les a surmontés et balayés du revers de la lame de ses bâtons. Même une guerre mondiale n’a pu éteindre la vive passion pour le hockey féminin. Par la détermination de ses adeptes, il a survécu, quoique souffrant et affaibli, jusque dans les années 1950.

Après tout ce qu’il avait surmonté, le hockey féminin a dû encaisser un autre dur coup : le financement des équipes intercollégiales féminines – incluant celles qui pratiquaient le sport de choix du Canada – a été éliminé. Ces équipes étaient le lieu d’entraînement de plusieurs joueuses accomplies.   

Grâce au lobbyisme de femmes survivalistes comme Cookie Cartwright, une chef de file de la formation de l’Association de hockey féminin de l’Ontario (OWHA), le financement a été rétabli auprès de certaines universités ce qui a donné lieu à la résurgence du hockey féminin dans la province. Bientôt, des équipes et des ligues ont fait surface aux quatre coins du pays et les matchs ont repris!

Au cours des années 1960 et au début des années 1970, des équipes comme les Canadettes de Brampton, les Red Barons de Kingston et les Satan’s Angels de Don Mills se taillaient de solides réputations.

Et avec le nombre croissant de femmes qui s’adonnaient au jeu, des tournois comme le Tournoi de hockey féminin Dominion des Canadettes de Brampton, le Tournoi Lipstick de Wallaceburg, le Tournoi de Preston et le Tournoi de Picton ont vu le jour. Des équipes et des joueuses de l’Ontario, des autres provinces et même des États-Unis se sont réunies sur les patinoires du pays pour partager leur amour du hockey.

Alors que l’intérêt pour le hockey féminin ne cessait de croître en Ontario, le besoin de structure était évident et en 1975, l’Association de hockey féminin de l’Ontario a été formée. L’OWHA est l’organisation de régie du hockey féminin en Ontario. Elle fait la promotion du sport et fournit et développe des occasions pour les filles et les femmes de tous les niveaux d’habileté de jouer au hockey féminin en Ontario.

Alors que l’arrivée d’une nouvelle association ne s’est pas immédiatement traduite par plus d’équipes, de soutien financier ou des heures de glace convenables, elle a permis au hockey féminin de s’exprimer d’une seule voix.  

Cette voix, l’OWHA, a exercé des pressions pour la tenue d’un championnat national. Elle a présenté le premier championnat en 1982 à Brantford avec l’aide de son premier commanditaire – Shopper’s Drug Mart. Le travail accompli par l’OHWA a aussi été un élément critique de la formation d’un conseil national du hockey féminin cette année-là.

À la suite du succès du premier championnat national féminin, l’OWHA a continué de travailler à réaliser sa vision, soit de faire reconnaître le sport à l’échelle internationale par la tenue d’un championnat mondial et d’une participation aux Olympiques.

S’étant vue refuser le droit de tenir un championnat mondial, l’OWHA a persévéré et a accueilli le premier Tournoi international de hockey féminin à North York et Mississauga, Ont., en 1987. Des équipes des États-Unis, de la Hollande, du Japon, de la Suède et de la Suisse – et bien sûr du pays hôte, le Canada – ont pris part à un événement excitant. Des délégués de l’Allemagne de l’Ouest, de l’Australie, de la Chine, de la Grande-Bretagne et de la Norvège y ont aussi assisté.

Ce tournoi international a été le tournant pour le hockey féminin, car il a été immédiatement suivi d’un Championnat européen en Allemagne de l’Ouest en 1989 et d’un premier championnat mondial en 1990 à Ottawa, qui accueillera l’événement officiel de l’IIHF pour une deuxième fois en avril cette année. Les pressions exercées pour intégrer le hockey féminin aux Jeux olympiques d’hiver ont porté des fruits puisque le sport est devenu une discipline olympique en 1998 à Nagano, au Japon, où l’équipe nationale féminine du Canada a remporté une médaille d’argent. Depuis lors, l’équipe vêtue de rouge et blanc a remporté trois médailles d’or aux Olympiques d’hiver, dont la dernière aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, C.-B.

Par une compétition intense sur la glace et une coopération infatigable à l’extérieur de la patinoire, le hockey féminin a réalisé le rêve impossible. Il a montré au monde entier les importantes victoires qu’il est possible d’accomplir par l’entremise de l’unité internationale. De jeunes filles partout sur la planète se sont inscrites au hockey, car elles avaient été inspirées par des modèles exceptionnelles.  

Alors que les femmes partout au Canada peuvent être fières d’avoir rendu le volet féminin du sport populaire aux quatre coins du monde, l’Ontario et l’OWHA occupent une place d’honneur. Ils ont donné naissance au hockey féminin et l’ont maintenu en vie quand il ne se portait pas bien. Continuez de pousser la barre les filles!


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