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Là Où Tout a Commencé :; Retour Sur la Coupe Esso du Québec 1986

4 janvier, 2012

par Paul Edmonds

Lorsque vous avez accumulé 515 buts et plus d’un point par match au cours de votre carrière dans la Ligue nationale de hockey, il peut sembler inconcevable qu’un événement au hockey mineur figure parmi vos plus beaux souvenirs en tant que joueur.

Ceci serait encore plus invraisemblable si votre nom paraissait chaque année sur la liste des candidats à l’intronisation au Temple de la renommée du hockey et que vos talents sur la glace étaient si exceptionnels à un jeune âge que les Sabres de Buffalo vous avaient choisi au premier rang au total lors du repêchage d’amateurs de la LNH en 1987.

Mais c’est bel et bien le cas pour Pierre Turgeon qui admet que l’un de ses souvenirs les plus vifs, de ses moments préférés en carrière est survenu alors qu’il était adolescent.

Né à Rouyn-Noranda au nord-ouest du Québec, Turgeon n’avait quitté son patelin qu’une fois avant l’âge de 16 ans et ce n’était pas pour aller jouer au hockey, mais plutôt au baseball puisqu’il s’était rendu à Williamsport en Pennsylvanie en 1982 pour participer à la Série mondiale des petites ligues.

Sa première occasion de voyager à l’extérieur de sa ville pour le hockey est survenue quatre ans plus tard, il y a presque 30 ans de cela, lorsqu’il a été invité à faire partie de l’équipe du Québec pour la première Coupe Esso du Québec en 1986. La formation a d’ailleurs remporté la médaille d’or à cet événement.

Ce fut ce tournoi, qui prenait alors son envol, qui a permis à un groupe de jeunes étoiles canadiennes comme Turgeon de participer à une première compétition internationale contre des pays tels les États-Unis, la Finlande, la Suède, la Tchécoslovaquie et l’Union soviétique, tout en rivalisant aussi contre quatre autres équipes régionales du Canada.

« Quel beau souvenir », a déclaré Turgeon lorsqu’on lui a demandé de revenir sur son expérience il y a 27 ans. « C’est un très beau souvenir. De voir tout le talent qui était là a été fantastique. Nous avions une équipe incroyable. Nous avons eu beaucoup de plaisir. »

Évidemment, la mémoire est toujours plus vive lorsque votre équipe gagne l’or comme l’a fait celle de Turgeon en effectuant une remontée pour vaincre l’Union soviétique en finale lors de ce premier tournoi.

À l’époque, l’événement, qui en était à ses premiers pas, n’avait lieu que tous les deux ans, et ce, exclusivement au Québec. Les choses ont commencé à changer au début des années 1990 et le tournoi s’est transporté vers d’autres villes canadiennes et il a été rebaptisé Défi mondial de hockey des moins de 17 ans vers le milieu des années 1990.

Selon Dave Fitzpatrick, qui en 1986 était responsable du programme d’excellence au sein de l’Association canadienne de hockey amateur (maintenant Hockey Canada), le tournoi a été conçu comme la première étape d’un programme comportant trois volets dont le but était de fournir aux cinq équipes régionales des moins de 17 ans du Canada (Atlantique, Ontario, Ouest, Pacifique et Québec) leur première expérience de la compétition internationale.

De là, l’événement a rapidement « obtenu le soutien des divisions membres du Canada » et il n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis.

Dans les faits, le premier tournoi de 1986 a été excessivement bien reçu au Québec et plus particulièrement à Montréal. De nombreux matchs ont aussi fait sensation à l’extérieur de Montréal et le long du corridor Montréal-Québec.  

« L’assistance était tout simplement remarquable », a dit Fitzpatrick qui est aujourd’hui directeur du sport à la Fédération internationale de hockey sur glace.

Cette année, la 20e édition du tournoi effectue un retour aux sources en revenant au Québec. Deux villes, Victoriaville et Drummondville, se partageront les responsabilités de l’accueil et grâce aux efforts d’un excellent comité hôte, elles sont ravies que l’événement soit de retour dans La Belle Province pour la première fois depuis 1994.

Ce sont les efforts des bénévoles du premier comité hôte de la Coupe Esso et des représentants de Hockey Québec, il y a 28 ans, qui, selon Fitzpatrick, ont permis à l’événement de recevoir des accolades de la communauté internationale du hockey et des divisions régionales canadiennes.

« Il a fallu beaucoup de temps, d’énergie, de confiance, de dévouement et de passion (pour l’organiser) », dit-il.

Accueillir un événement de cette envergure, alors que 10 équipes et 27 matchs sont prévus à l’horaire cette année, est un immense défi, mais le tournoi initial de 1986 a fourni un gabarit concret qui est à l’origine de la façon dont les tournois présentés par Hockey Canada sont coordonnés et organisés de nos jours. À plusieurs égards, le succès de la première Coupe Esso du Québec a aussi eu une influence sur la façon dont les tournois de hockey sont présentés de par le monde.

« L’enthousiasme, l’allure, l’ambiance, la qualité du jeu – tous ces éléments répondraient aux normes actuelles », affirme Fitzpatrick. « Mais il ne faut pas oublier qu’en ces temps-là nous utilisions le Télétype pour correspondre avec plusieurs des pays membres à l’international; le courrier électronique et les téléphones portables n’existaient pas et l’usage du télécopieur n’était pas très répandu. »

Mais pour Turgeon, peu importe le nombre d’années qui se sont écoulées ou l’évolution de la technologie de l’information, rien n’effacera le souvenir de ce premier tournoi ou de l’occasion d’enfiler le chandail canadien pour la première fois, et ce, même pour un vétéran qui a pris part à 1 294 matchs dans la LNH avec Buffalo, les Islanders de New York, Montréal, St-Louis, Dallas et Colorado.

« Jouer avec des joueurs de ce niveau, c’est impossible de demander mieux », dit-il en ajoutant qu’Alexander Mogilny de l’Union soviétique et Brendan Shanahan de l’Ontario étaient deux des futures étoiles de la LNH qui ont aussi participé à ce premier tournoi des moins de 17 ans.

« Le sentiment de s’avancer sur la glace et d’affronter de grands pays était incroyable. Ce fut une expérience phénoménale. C’est si excitant pour les jeunes qui auront cette occasion cette année. Sur le coup, vous ne réalisez pas l’impact important que cette expérience a sur votre carrière. »

En réalité, oui, nous le réalisons.

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