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Pourquoi Elle Joue; la Double Médaillée D'Or Mondiale Chez Les Moins de 18 ans Erin Ambrose Parle de Trophée, de Larmes et de Coéquipières
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25 juin 2012
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Ses bras encerclent la coupe étincelante. Elle la tient contre elle, les larmes coulant sur ses joues pendant que ses coéquipières jasent, rient et s’empressent dans le vestiaire où règne une excitation intense.

Elle reste assise à sa place, tenant solidement le précieux trophée, regardant ses amies célébrer, voulant savourer ce moment en or le plus longtemps possible. Derrière un sourire fendu jusqu’aux oreilles et un flot interminable de larmes salées, elle ne veut rien manquer, elle absorbe tout.

« J’étais assise là dans le coin, je tenais le trophée si serré et je pleurais à chaudes larmes », a dit la capitaine canadienne Erin Ambrose du fait de vouloir savourer chaque seconde à la suite de la victoire du rouge et blanc au Championnat mondial de hockey sur glace féminin des moins de à Zlin en République tchèque en janvier dernier.

« Les entraîneurs ont prononcé leur discours, et j’étais dans mon petit coin (pleurant) puis quelqu’un, je crois que c’est (Cayley) Mercer, m’a regardée et a dit quelque chose comme « Ambrose qu’est-ce qui se passe?”, et j’ai répondu quelque chose comme “Je suis si contente!” »

Ces larmes de joie et les moments éphémères, mais inoubliables, qui suivent la conquête d’un championnat sont exactement « pourquoi je joue au hockey » a dit Erin. « Ce sentiment, ce moment, c’était comme “Wow”. »

Même si Erin avait déjà remporté un championnat mondial avant de se rendre à Prerov et Zlin en République tchèque ayant fait partie de l’équipe qui avait remporté le premier titre mondial du Canada au hockey féminin des moins de 18 ans deux ans auparavant à Chicago, Illinois, sa troisième saison au sein de l’équipe et sa deuxième médaille d’or à un championnat mondial avaient quelque chose de particulier.

Cette fois-ci, elle s’est avancée fièrement portant le « C » sur son chandail pour accepter le trophée et le soulever à bout de bras au nom de son équipe devant les familles et amis de l’équipe canadienne dans l’aréna PSG bondé.

« J’ai pensé à ça toute la semaine, à ce moment précis », dit Erin. « J’avais tellement hâte de la soulever et de voir l’équipe patiner vers moi. »

Cet instant, Erin l’avait attendu impatiemment, car elle et les autres membres de l’équipe nationale féminine du Canada étaient déterminées à le vivre après avoir dû se contenter de l’argent à la suite d’une défaite contre les États-Unis au Championnat mondial de hockey féminin des moins de à Stockholm en Suède.

Avant de se rendre à l’aréna le jour du match pour la médaille d’or, Erin se souvient que l’entraîneur-chef, Pierre Alain (Mirabel, Qc/Saint-Jérôme, collégial AA) a demandé aux joueuses qui étaient de retour avec l’équipe ce qu’elles avaient ressenti l’année précédente alors qu’elles avaient regardé d’autres joueuses soulever la coupe.

« Je me souviens que Merc a dit que cela avait été le pire sentiment qu’elle avait jamais eu, d’être devant les Américaines et les entendre chanter leur hymne national », dit Erin en se souvenant des paroles de l’avant Cayley Mercer (Exeter, Ont./Bluewater, PWHL).

« J’ai dit quelque chose comme « Si nous jouons ce match les unes pour les autres, nous n’allons certainement pas perdre” », dit Erin. « Je me souviens d’avoir récité une de mes citations préférées qui est “Quand vos jambes n’en peuvent plus, patinez avec votre cœur.”. »

Et c’est exactement ce que l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada a fait au championnat mondial cette année, écrasant la Suisse 13-1, blanchissant l’Allemagne 6-0 et battant le pays hôte 13-1 en ronde préliminaire avant de blanchir la Suède 7-0 en demi-finale.

Puis, il y a eu le match pour la médaille d’or et ce trophée reluisant qui attendait les championnes mondiales.

Erin a été fidèle à ses habitudes d’avant-match. Elle a effectué des étirements avec le préparateur physique Adrian Wellman (Mississauga, Ont.), a reçu un traitement de la thérapeute Amy Rogerson (Lac Brome, Qc/Collège Stanstead, NAPHA) et a respecté ses superstitions comme boire un thé au déjeuner, prendre le temps de faire de l’autoréflexion et poser le ruban sur son bâton.

Alors que les joueuses et le personnel se préparaient à cette finale, il régnait un réel esprit positif. « Nous avions tous dit que l’ambiance était différente cette année », dit Erin. « Nous étions vraiment concentrées tout en étant très énergiques. C’était contagieux. »

Et cette vague d’énergie a commencé à déferler sur les Américaines dès la première mise en jeu le samedi 7 avril à Zlin. Les Canadiennes ont amorcé le match avec vigueur et au milieu du premier tiers, la défenseure Alexis Crossley (Cole Harbour, N.-É./Shattuck-St. Mary’s, école privée américaine) a foncé à vive allure dans la zone des États-Unis, a tiré au but, s’est emparée de son propre rebond et a ouvert la marque. Tentant de freiner l’élan des Canadiennes, les Américaines ont écopé d’une punition et Sarah Lefort (Ormstown, Qc/Collège Stanstead, NAPHA) a profité de l’avantage numérique pour porter la marque à 2-0 à 14 min 3 s du premier tiers.  

Erin se souvient de s’être dit : « Si nous continuons à jouer notre match, nous sommes en très bonne position ».

Le Canada a conservé son avance en deuxième période et avant la troisième, l’entraîneur Alain a rappelé la devise de l’équipe à ses joueuses, devise qui était : Soyez la vague. Il leur a dit « Il est temps de créer un tsunami. »

« Ce sont nos 20 dernières minutes », se souvient d’avoir dit Erin dans le vestiaire. « C’est vraiment pour ça que nous avons travaillé, c’est la raison pour laquelle nous sommes ici. »  

Quand une autre défenseure, la capitaine adjointe Cydney Roesler (Stittsville, Ont./Ottawa, PWHL), a scellé l’issue du match en marquant en supériorité numérique au cours des cinq dernières minutes de la rencontre pour porter la marque finale à 3-0, Erin et ses coéquipières savaient que le tsunami canadien avait noyé les Américaines.

« Donnons tout ce que nous avons! » répétait Erin à ses coéquipières au banc.

Les dernières secondes se sont écoulées, la sonnerie s’est fait entendre et Erin a sauté du banc et lancé ses gants dans les airs en guise de célébration avant d’enlacer ses coéquipières et de sauter sur la gardienne de but Emerance Maschmeyer (Bruderheim Alb./Lloydminster, Alb.) qui avait livré une superbe performance. Elle a enfin pu prendre le trophée dans ses mains et cette fois, c’est l’Ô Canada que l’on pouvait entendre alors que les deux équipes étaient alignées sur les lignes bleues.

« Je n’allais certainement pas la lâcher », a dit Ambrose. « Et je ne veux pas que ce soit la dernière fois que je… soulève cette coupe… c’est pourquoi je joue au hockey. »


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