Reseau de Hockey Canada |
Événements
Défi mondial des m17
Coupe des 4 nations
Coupe Deutschland
Nouvelles
Dès Le Début, Sherry Bassin Croyait En L'Équipe Nationale Junior du Canada
Debbie Elicksen
|
CHF.003.12
|
9 février 2012
|
|

Alors que l’équipe nationale junior du Canada est acclamée par plusieurs Canadiens chaque année, il est difficile de croire qu’il y avait tant de réticence lorsque le concept de cette formation a été présenté aux dirigeants des ligues juniors.

Sherry (Sherwood) Bassin était celui qui a amené l’idée.

« Il y avait énormément de résistance parce que les équipes allaient perdre leurs meilleurs joueurs pour un mois », explique-t-il.

La présentation était émotive pour Bassin (Seamans, Sask.), directeur général des Generals d’Oshawa de l’OHL. Il a expliqué au panel qu’il envoyait ses joueurs au tournoi.

« Je me suis levé et j’ai demandé à l’un des propriétaires : “Que ferait-il si on lui téléphonait pour lui demander si son fils pouvait jouer pour Équipe Canada?” C’était le silence total. J’ai lancé quelques mots que je ne peux répéter et je suis parti. »

Un propriétaire lui a téléphoné trois semaines avant le camp pour voir s’il libérait vraiment ses joueurs pour le tournoi. Bassin a vivement confirmé par l’affirmative. « Alors, les nôtres iront aussi. » Les autres équipes ont ensuite fait de même.

Vous ne pouviez certainement pas reconnaître l’équipe par leur allure : une veste avec un logo collé. Il n’y avait aucun budget pour le linge, mais ça n’a pas arrêté Bassin. Il a insisté auprès de l’Association canadienne de hockey amateur pour trouver 1500 $ pour les vestes d’équipe.

Il a transporté les joueurs dans un autobus scolaire et les a menés vers le secteur manufacturier de Winnipeg, Man., pour y rencontrer un ami.

Dans un entrepôt, il a dit aux joueurs de choisir leur manteau. « Mais il n’y avait pas 30 manteaux de la même couleur, ou du même type ou avec le même insigne. Nous n’avions que des manteaux d’hiver, mais c’étaient des manteaux d’équipe. »

L’équipe devait se rendre en autobus à Minneapolis, Minn., une balade de 10 heures, après avoir affronté les Russes à Winnipeg, mais Bassin ne voulait rien savoir.

« Je suis allé voir l’ACHA et je leur ai dit qu’on ne s’y rendait pas en autobus, mais en avion. »

Ils ont réussi à négocier pour avoir un avion nolisé pas trop cher et lorsque l’équipe est arrivée à Minneapolis, rien n’était encore organisé pour eux. La Russie et la Suède devaient s’affronter au Metropolitan Sports Center puisqu’elles étaient favorites pour la médaille d’or. Équipe Canada devait donc voyager un autre deux heures jusqu’à Rochester, Minn., à un aréna qui n’était pas plus grand qu’un vestibule, pour jouer sur une patinoire pour les jeunes. En plus, ils croisaient le fer avec la Tchécoslovaquie pour l’or.

Testant à nouveau la patience de l’ACHA, Bassin a déclaré avant la partie finale qu’il allait emmener les joueurs à un bon restaurant de steak.

« Pauvre Ron Robison (qui était le directeur des communications). Chaque fois que je voulais quelque chose, je lui criais après. Il disait : “Je vais essayer” et je lui répondais : “Non, non, n’essaie pas, fais-le.” Il me demandait : “As-tu l’approbation de l’ACHA?” et je lui disais : “Oui, même si je ne l’avais pas.” »

Le Canada a annulé 3-3 pour remporter la médaille d’or, mais il n’y avait pas d’hymne national disponible. Les joueurs se sont alignés sur la ligne bleue, épaule à épaule, pour chanter l’Ô Canada. Une tradition est alors née.

« Alors que nous partions, des préposés de l’aréna sont venus me voir. Il y avait un téléphone dans l’aréna, dans la salle où on range la surfaceuse. Le préposé avait apporté son repas dans un sac de papier brun. Il avait déchiré un morceau du sac sur lequel était écrit quelque chose et me l’avait remis. Il m’a dit : « Un dénommé Trudeau a téléphoné. » Il n’avait aucune idée qui c’était. Notre premier ministre a téléphoné et il n’avait pas la moindre idée. »

Le tournoi suivant se déroulait à Leningrad, Russie. Après être partie de Helsinki par train, l’équipe a été arrêtée à la frontière.

« Des gens se sont approchés de nous en nous pointant leur fusil. J’ai dit aux joueurs : “Nous n’allons pas utiliser ceci comme excuse.” S’ils nous retardaient pour deux heures, nous allions leur dire “Pas de problème, nous pensions être là à six heures.” Nous sommes ensuite arrivés (à l’hôtel). Nous étions 33 personnes. Ils n’avaient réservé que pour 27 personnes. Nous avons dû attendre et attendre dans le vestibule. »

Avant d’arriver en Russie, nous nous étions entraînés en Finlande. Notre équipement a été confisqué à notre arrivée.

« Nous avons dû nous rendre au centre-ville à cet entrepôt – comme dans un film d’Elliot Ness –une lumière, un plancher en gravier, personne autour. Notre équipement y était. Nous ne l’avons pas eu avant une heure du matin. Je ne leur dévoilerais pas notre formation avant qu’ils nous donnent notre équipement. Et ils devaient imprimer les programmes à cette époque. »

Aujourd’hui, Bassin est propriétaire d’une équipe de la Ligue de hockey de l’Ontario et il fait partie de la direction de la Ligue canadienne de hockey et de l’OHL. Il a remporté la Coupe Memorial en 1993 avec Sault Ste. Marie et a gagné deux fois le prix de la LCH en tant que dirigeant de l’année de l’OHL.

Les débuts modestes des premières années ont ouvert la porte à ce que l’on pourrait presque qualifier de culte que l’on réserve à l’équipe nationale junior aujourd’hui.

«  Si vous n’avez jamais joué ou participé de quelque façon que ce soit avec Équipe Canada, si vous n’avez jamais vécu cette expérience, vous ne pouvez la décrire», a dit Bassin. « Lorsque vous comprenez et voyez ce qui se passe, vous pouvez le ressentir. »


Pour plus d'informations :

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

   
Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: