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Mes Souvenirs de la Coupe Telus; Jordan Eberle Se Souvient de Son Expérience Au Championnat National Midget de 2006
TEL.032.12
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24 avril 2012
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par Jordan Eberle, tel que raconté à Ryan Dittrick, edmontonoilers.com

Il est difficile d’exprimer l’émotion, la tristesse et la déception envahissante qui accompagnent une défaite. Comme athlète, nous ne voulons rien concéder; que ce soit au tableau indicateur ou pendant une présence de 45 secondes au cours de laquelle vous vous donnez à fond. Les entraînements, la douleur et la fatigue accumulée tout au long de la saison, tout cela n’est qu’un vague souvenir.

Au cœur de l’action, vous ne pensez qu’à faire un pas de plus. Et comme c’est souvent le cas, ces quelques pouces peuvent entraîner le but si important qu’il vous fallait ce soir-là.

De plus, nous connaissions bien nos adversaires. Quatre mois plus tôt, nous avions affronté les Mintos de Prince Albert dans le match pour la médaille de bronze au Tournoi midget Mac’s à Calgary. À ce moment-là, c’était le point culminant de ma carrière, point qui a été encore plus incroyable puisque j’avais marqué deux buts pour aider notre équipe à remporter la victoire.

Ce n’était pas l’or qui nous visions dès le départ au Mac’s, mais ce fut une expérience fantastique. Chaque fois que vous gagnez une médaille, peu importe sa couleur, sur une scène aussi importante, c’est une grande réalisation. Avoir pu le faire à domicile, en représentant Calgary et la prestigieuse organisation des Buffaloes en plus de vaincre les favoris pour l’emporter ont rendu l’expérience encore meilleure.

C’est peut-être à compter de ce moment-là que les gens ont commencé à remarquer ce que nous faisions. Tout au long de la saison, nous nous sommes améliorés, jour après jour. Et nous le savions. Nous affrontions chaque adversaire avec un calme apparent tout en dominant notre catégorie. J’ai marqué 14 buts et cumulé 34 points et je sentais comme si ma saison était un microcosme de celle de l’équipe.

Je m’améliorais chaque soir.

Sur la patinoire et à l’extérieur de celle-ci, nous étions des frères, prêts à tout faire les uns pour les autres. À ce jour, ce furent les liens les plus serrés que j’ai tissés avec des coéquipiers, et je n’échangerais ni cette expérience, ni ces liens avec eux, pour rien au monde.

Une fois la poussière retombée après notre fin de saison fracassante, les éliminatoires ont été le prolongement ce que nous avions fait tout au long de l’année. Notre meilleur pointeur, Mike Connolly, n’a pas ralenti, enfilant les buts à volonté et je le suivais de près. Nous avons facilement remporté les éliminatoires, balayant les trois dernières séries et gagnant notre région sur notre parcours vers la Coupe TELUS à Charlottetown.

Nous savions dès le départ que cela n’allait pas être facile. Il s’agissait d’équipes de l’élite qui s’affrontaient pour un titre national. Comme joueur de 15 ans qui n’avait jamais rien vécu de pareil, je ne savais trop comment composer avec tout cela. Pour employer une image, disons que j’étais sur la glace, chez moi, mais en réalité, j’étais à des milliers de kilomètres de là et de la sécurité bienveillante que me procuraient les petits plats de ma mère.

Heureusement, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour y penser. Dès notre arrivée, on nous a réunis dans le hall d’entrée de l’hôtel pour y recevoir nos laissez-passer. On a pris nos photos, elles ont été laminées puis remises à d’autres bénévoles qui y ont fixé un cordon TELUS. Nous avions nos laissez-passer pour la semaine.

« Coupe TELUS 2006, Jordan Eberle, joueur – Buffaloes de Calgary ». Voilà ce que je pouvais y lire. Tout à coup, la réalité s’est installée et toutes ces gouttes de sueur que je ne remarquais normalement pas me sont venues à l’esprit alors que j’ai commencé à visualiser la semaine qui s’amorçait.

Et si ce moment ne m’avait pas assez bien préparé, notre accueil l’a fait. Nous avons perdu notre premier match pour nous placer dans une situation de vie ou de mort. Mais nous avons gagné et au bout du compte, nous nous sommes taillé une place dans le match pour la médaille d’or.

En un rien de temps, nous tirions de l’arrière3 -0 contre ces mêmes Mintos. Après que Mark Lines eut marqué en désavantage numérique en fin de deuxième période pour réduire l’écart, ce fut à mon tour de rehausser mon jeu d’un cran. Je n’oublierai jamais le moment où, au début du troisième tiers, je me suis avancé à toute vitesse hors l’aile pour décocher le tir le plus parfait de ma carrière. J’entends encore cet affreux « ping » alors que la rondelle a heurté le poteau éloigné.

Connolly, toujours aussi menaçant, a marqué vers la fin de la période pour niveler la marque. Chaque équipe a ensuite marqué un autre but. Nous allions donc jouer en prolongation. Une période s’est écoulée. Puis une autre. Puis une autre alors que l’issue du match se faisait attendre.

Pendant l’entracte après la deuxième période de prolongation, personne n’a dit mot. Nous avions l’impression que nous allions réussir, mais la fatigue extrême se faisait ressentir dans tout le groupe et le vestiaire est demeuré silencieux jusqu’à ce que nous devions retourner sur la glace.  

Je ne me souviens même plus du but qui a entraîné notre défaite. C’est vague, un souvenir oublié.

Vous vous défoncez, vos jambes brûlent et vos poumons sont en manque d’oxygène puis soudainement, tout est fini. En une fraction de seconde. J’ai dû jouer 60 minutes ce soir-là dans ce qui s’est avéré le plus long match de l’histoire du tournoi. Encore aujourd’hui, c’est comme si c’était hier.

Bien que le résultat final fût décevant, ce fut un moment clé, irremplaçable. Et cela m’a aidé à définir qui je suis et ce que je suis devenu.


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