Reseau de Hockey Canada |
Nouvelles
Ciccarelli a Saisi Sa Deuxième Chance et Accède; Au Temple de la Renommée du Hockey
Dan Rosen, NHL.com
|
CHF.021.10
|
3 décembre 2010
|
|

Dino Ciccarelli se souvient d’une seule fois où il a vanté ses propres mérites et ses réalisations pour accéder au Temple de la renommée. C’était en 2006 alors que son père Vic se mourrait du cancer et que Dino savait qu’il ne verrait pas 2007.

« C’est peut-être la seule fois où j’ai usé de politicaillerie pour être intronisé », a affirmé Ciccarelli à NHL.com, « mais à part ça, il faut attendre que vos pairs et le comité prennent la décision pour vous. »

Dino et Vic n’ont pu célébrer l’heureux événement en 2006, mais lorsque Dino s’est avancé sur la scène sous le feu des projecteurs et des caméras de TSN le mois dernier, il n’a pas tardé à louanger son père et le rôle qu’il a joué dans son cheminement vers le Temple de la renommée du hockey.

Après huit ans d’attente, Ciccarelli a obtenu sa bague, son veston et sa plaque le lundi 8 novembre à Toronto, Ontario. Avec Cammi Granato, Angela James, Darryl « Doc » Seaman et Jim Devellano, il forme la cuvée de 2010 du temple.  

Les parents de Ciccarelli, sa mère Celeste et son père Vic, sont décédés, mais leur fils de 50 ans a l’impression d’être enfin un être complet.

« Cela aurait été bien (d’être intronisé pendant que son père vivait), mais il ne faut pas en vouloir au comité », a dit Ciccarelli. « Il y a un processus à respecter et je suis honoré et reconnaissant d’y accéder, peu importe quand. Comment pourrais-je être déçu? Je n’étais même pas censé jouer. Je me suis fracturé une jambe à 17 ans, j’ai obtenu une deuxième chance et j’ai joué dans la LNH pendant 19 ans. Je n’ai pas eu la chance de gagner une coupe Stanley, mais j’ai eu du succès en éliminatoires et j’ai remporté des prix individuels. Je suis chanceux et reconnaissant d’avoir pu me rendre jusque là. »  

Il a accédé au Temple de la renommée simplement parce qu’il était impossible d’ignorer ses 608 buts, 1 200 points et 1 425 minutes de punition en 1 232 matchs en carrière. Impossible aussi d’ignorer un joueur qui a marqué 50 buts à deux reprises, dont une saison de 55 avec les Norths Stars du Minnesota en 1981-82, et qui en a marqué au moins 40 à cinq autres occasions. Comment passer outre un joueur qui a réalisé deux saisons de plus de 100 points et trois autres de 86 points ou plus?

Ciccarelli n’avait pas un gabarit imposant (5 pieds 10 pouces, 185 livres). Il n’était pas le patineur le plus rapide, le meilleur tireur ou le manieur de bâton le plus créatif. Mais en matière de détermination et de volonté à accepter la douleur pour avoir le plaisir de marquer un but, il était l’un des meilleurs de sa génération.

« Il était prêt à subir de nombreux coups pour obtenir une belle occasion de marquer », a déclaré Glen Sonmor, premier entraîneur de Ciccarelli dans la LNH, à NHL.com. « Il était connu comme un excellent marqueur, alors ils le frappaient, et à cette époque, on vous laissait frapper. Contrairement aux gars qui ne marquent pas, les grands marqueurs sont capables de se placer pour profiter des occasions de marquer. Dino faisait souvent cela, c’était un dur de dur. »

Ciccarelli a réalisé tôt dans sa carrière que se rendre au filet et accepter les coups qui accompagnaient cette façon de jouer était sa seule façon de survivre dans la LNH.

« À bien y penser, que ce soit au hockey mineur, junior ou professionnel, on peut toujours lire au tableau : Transportez la rondelle au filet, tirez au but, créez de la circulation devant le gardien », explique Ciccarelli. « Si vous voulez marquer des buts, vous devez vous rendre au filet. Vous allez payer le prix pour vous y rendre, mais au bout du compte, la rondelle doit se rendre au but afin que vous puissiez marquer et les gardiens sont si bons que s’ils la voient, ils vont effectuer l’arrêt. Selon moi, 80 pour cent des buts marqués aujourd’hui sont marqués à la suite de rebonds, de déviations et de choses du genre. »   Sa compétitivité et sa volonté de payer le prix pour effectuer un jeu ont incité Bryan Murray à sélectionner Ciccarelli.

Murray, qui est maintenant directeur général à Ottawa, était entraîneur à Washington lorsque le directeur général David Pole a fait l’acquisition de Ciccarelli. Pole a cédé Mike Gartner et Larry Murphy pour obtenir Ciccarelli vers la fin de la saison 1988-89.  

Ciccarelli a marqué 12 buts en 11 matchs pour les Capitals en 1988-89 avant d’en marquer 41 la saison suivante.

Et maintenant, il est membre du Temple de la renommée tout comme Gartner et Murphy.

En tant que directeur général des équipes de Détroit et de la Floride, Murray s’est assuré de retenir les services de Ciccarelli pour ces deux équipes.

« Nous avons intégré un gars comme Dino à une équipe qui avait commencé à remonter la pente, mais qui avait vraiment besoin d’un gars qui allait faire les choses différemment, qui allait jouer dangereusement et avec ténacité », a raconté Murray à NHL.com. « Dino ne craignait pas de passer une remarque à un joueur pour qu’il joue mieux. Il n’était pas toujours la vedette, mais il appartenait toujours à la catégorie des meilleurs joueurs de l’équipe. Il était toujours menaçant et vous pouviez l’utiliser dans presque toutes les situations. »  

Il s’en est fallu de peu pour que Ciccarelli n’évolue jamais dans la LNH. À la suite d’une fracture de la jambe à 17 ans alors qu’il évoluait dans les rangs juniors avec les Knights de London, il est passé de jeune espoir au talent de marqueur indéniable à un adolescent ignoré par les 18 équipes de la LNH lors du repêchage universel de 1978 et par les 21 équipes en 1979.

Il aura fallu le cran de l’ancien directeur général des North Stars, Lou Nanne, pour lui donner une deuxième chance. En 1980, il a passé un contrat de deux ans avec Ciccarelli en vertu duquel le joueur allait toucher 18 000 $ pour jouer avec les Stars d’Oklahoma City de la Ligue centrale de hockey et 50 000 $ s’il accédait au grand club des Twin Cities.  

« Lou a rencontré mon père et lui a dit “Écoute bien, nous l’aimions avant, nous savons qu’il pouvait marquer des buts et qu’il est un passionné du jeu” », raconte Ciccarelli. « Je suis très reconnaissant envers Louie de m’avoir donné cette chance. J’ai tout simplement profité de la deuxième chance que l’on m’offrait. Je pense avoir joué pendant presque toute ma carrière avec un esprit querelleur. »

Ciccarelli a fait ses débuts à Oklahoma City en 1980, marquant trois buts en six matchs après avoir terminé sa carrière à London avec une fiche de 169 buts en 226 matchs. Il a pris part à 48 autres matchs avec Oklahoma City en 1980-81 (marquant 32 buts) avant d’être vu par Sonmor.   

À son retour à Minnesota, Sonmor a dit à Nanne que Ciccarelli devait immédiatement faire partie des North Stars.

« J’ai dit “Lou emmène ce gars-là ici” », se souvient Sonmor. « Il a commencé à marquer au même rythme dans la LNH. »   Sonmor a immédiatement inséré Ciccarelli au sein de son premier trio aux côtés de Neal Broten et Tom McCarthy, et les trois ont explosé. Ciccarelli a réussi 18 buts en 32 matchs avec les North Stars en 1980-81 avant d’atteindre un sommet en carrière, soit 55 buts et 106 points, la saison suivante à l’âge de 22 ans.

« Une des choses dont je suis fier est de ne pas l’avoir placé sur le quatrième trio et Dino m’a remercié pour cela », a dit Sonmor. « Je l’ai placé avec Broten et Tom McCarthy et ils formaient un excellent trio. Tout y était. Broten était infatigable dans sa poursuite de la rondelle et il contrôlait le jeu. Tommy McCarthy était aussi un excellent fabricant de jeux. Il effectuait la passe clé si souvent et si bien. Mais Dino était le marqueur. »  

Il l’a toujours été. Et maintenant, à l’âge de 50 ans, on le reconnaît.

Comme Vic aurait été fier!  

« J’étais un jeune qui adorait ce jeu et je voulais simplement avoir l’occasion de jouer », a dit Ciccarelli. « Je suis venu si près à 17 ans et l’avenir semblait prometteur. J’ai eu un contretemps, j’ai obtenu une deuxième chance, et maintenant je me considère chanceux d’avoir pu pratiquer ce sport pendant 19 ans et d’avoir connu du succès. La seule chose que je n’ai pu faire a été de remporter la coupe, mais ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé. Je suis très satisfait de ma carrière et être choisi par le Temple me donne l’impression d’être plus complet, comme si je plaçais le dernier morceau d’un casse-tête. »


Pour plus d'informations :

André Brin
Directeur, communications
Hockey Canada
403-777-4557
abrin@hockeycanada.ca

Francis Dupont
Responsable, relations médias/communications
Hockey Canada
403-777-4564
fdupont@hockeycanada.ca

Keegan Goodrich
Coordonnateur, médias
Hockey Canada
403-284-6484
kgoodrich@hockeycanada.ca

facebook.com/hockeycanadafr

twitter.com/hockeycanada_fr

youtube.com/hockeycanadavideos

Videos
Photos
Horaire
Close
Credit  
Close
Photo Credit: