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Robitaille Se Souvient du Championnat Mondial; 1994 de L'Iihf
WMC.004
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25 fevrier 2008
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Il est inconcevable que le Canada, un pays presque imbattable au cours des 30 premières années d’histoire de l’IIHF, puisse tout à coup être incapable de remporter une médaille d’or au Championnat mondial de l’IIHF. Mais, après la victoire des Smoke Eaters de Trail en 1961, les années se sont succédé et le Canada n’a pas réussi à remporter l’or. Les années 1960 appartenaient au hockey amateur au Canada. Mais en 1977, l’IIHF a permis à tous les joueurs professionnels de jouer sur la scène internationale et le Canada était de retour au hockey international après une absence de six ans. Cependant, le Canada ne gagnait toujours pas.

Toutefois, en février 1994, le Canada a bien failli remporter l’or olympique à Lillehammer, s’inclinant à la Suède en tirs de barrage. Trois mois plus tard, pour le Championnat mondial de l’IIHF à Milan en Italie, l’entraîneur George Kingston a réuni une équipe qui, encore aujourd’hui, pourrait encore gagner l’or. Des joueurs aux noms célèbres comme Joe Sakic, Paul Kariya, Rod Brind’Amour, Jason Arnott, Rob Blake, Brendan Shanahan et Luc Robitaille ont tous porté la feuille d’érable cette année-là.

« Nous savions que nous pouvions faire quelque chose de spécial cette année-là », se souvient Robitaille qui sera de retour au sein d’Équipe Canada à titre d’entraîneur général adjoint pour le Championnat mondial 2008 de l’IIHF qui sera présenté au Canada pour la première fois, du 2 au 18 mai. « Nous étions à l’aise comme groupe et nous pensions être capables de faire du bruit. »

Les douze équipes étaient réparties en deux groupes cette année-là en Italie, et le Canada a été la seule équipe à cumuler une fiche parfaite de 5-0-0 en ronde préliminaire (avec une différence de +17 au chapitre des buts). Ceci a donné lieu à un affrontement contre Jaromir Jagr et la République tchèque en quart de finale. Martin Straka a donné une avance de 1 -0 aux siens tôt dans le match, mais Shanahan a répliqué quelques minutes plus tard pour le Canada, portant la marque à 1 -1 après la première période. Les deux formations ont marqué au cours du deuxième tiers, et une intense troisième période semblait se diriger vers la prolongation jusqu’à ce que Shayne Corson déjoue Petr Briza alors qu’il restait 2:34 à jouer.

Ayant vaincu les Tchèques de justesse, le Canada a ensuite écrasé la Suède 6 -0 en demi-finale grâce au tour du chapeau de Robitaille, aux quatre aides de Steve Thomas et au jeu blanc de Bill Ranford. Le Canada accédait donc au match pour la médaille d’or où l’attendait l’équipe finlandaise qui avait anéanti l’Autriche et les États-Unis en éliminatoires par un total de 18 -0.

« Nous n’étions pas vraiment nerveux lors du match pour la médaille d’or », explique Robitaille. « Nous savions ce dont nous étions capables. »

Le jeu a été disputé également au cours des 40 premières minutes, mais en troisième période, la Finlande a nettement dominé au chapitre des jeux et des tirs. Esa Keskinen a marqué au début de la période pour donner une avance de 1 -0 aux Finlandais, mais comme cela se produit souvent, le Canada avait quelques tours dans son sac pour la fin du match et Brind’Amour a nivelé la marque pendant un avantage numérique alors qu’il restait moins de cinq minutes à jouer. Les dix minutes de prolongation n’ont rien décidé et le match allait donc se terminer par des tirs de barrage.
Au cours des cinq premiers tirs, Robitaille et Sakic ont marqué pour le Canada, mais Jari Kurri et Mikko Makela ont fait de même pour les Finlandais. On allait donc avoir recours à des tirs de barrage à élimination instantanée.

Robitaille a été le premier tireur du Canada et malgré le fait qu’il a perdu le contrôle de la rondelle lors de son approche, il a réussi à déjouer Jarmo Myllys pour placer toute la pression sur les Finlandais.

« Je ne mentirai pas; j’étais nerveux », dit-il en se souvenant du moment où il a pris place au centre de la patinoire. « Mais, il y avait de l’excitation dans l’air. Je sentais que tout allait bien tourner pour nous. Après que j’ai marqué, nous étions certains que Billy allait bloquer le dernier tir. »

Ranford a effectivement bloqué le tir de Nieminen, et le Canada a pu enfin faire la fête après 33 ans d’attente.

« Je ne me souviens pas d’avoir sauté si haut de ma vie », déclare Robitaille en parlant de sa réaction après le dernier arrêt de Ranford. « Ce fut un tel soulagement, et je n’oublierai jamais la célébration qui a suivi. »

À ce jour, presque 14 ans après la victoire, Robitaille a encore le sac d’équipement qu’il avait à ce championnat, et la médaille d’or est dans un coffret spécial chez lui, à Los Angeles, en attendant de pouvoir être placée dans sa nouvelle pièce réservée aux souvenirs.

« J’ai accompli plusieurs choses au cours de ma carrière », dit ce joueur originaire de Montréal au Québec qui a marqué 668 buts en plus de 19 ans dans la LNH, « mais le fait de gagner une médaille d’or pour mon pays est parmi les plus importantes. C’est l’occasion de toute une vie. »

» Championnat mondial 2008 de l'IIHF

 


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