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Coupe Stanley Au Grand Nord du Canada
Malcolm Graham
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GN.002.04
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14 janvier 2004
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Après 112 ans d'existence, il est normal de penser que les occasions se font rares pour que la coupe Stanley écrive une page d'histoire, encore moins qu'elle soit transportée dans une région du Canada qui n'a pas encore été privilégiée par sa présence. Mais en décembre, grâce au Temple de la renommée du Hockey et au Centre d'Excellence de l'Ouest de Hockey Canada, la coupe Stanley a de nouveau fait partie d'un événement historique, cette fois, dans le Grand Nord du Canada si peu densément peuplé.

Plus d'un siècle après avoir été donnée par Lord Stanley de Preston - siècle au cours duquel elle a visité presque chaque coin de chaque province du Canada – le Saint-Graal du hockey s'est retrouvé dans le cercle arctique pour la première fois, et ce, comme pièce maîtresse des stages de hockey présentés par le Centre d'Excellence de l'Ouest.

Le voyage de cinq jours dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut s'est amorcé le 18 décembre à Yellowknife et a pris fin dans cette même ville le 23 décembre après avoir visité plusieurs petites communautés arctiques éloignées.

L'importance d'amener la coupe Stanley à des endroits comme Norman Wells et Cape Dorset ne peut être sous-estimée selon le vice-président de Hockey Iqaluit, John Thomas.

« La grande majorité du Sud ne réalise pas l'importance que revêt le hockey dans les communautés nordiques », explique John Thomas par courriel. « Le plus grand impact pour plusieurs Inuits aurait été de voir et de toucher la coupe; la venue de la coupe et de tout ce qu'elle signifie pour eux a vraiment touché une corde sensible. Le fait d'amener la coupe dans de si petites communautés arctiques s'est avéré une expérience émotionnelle pour la plupart des gens qui ne pouvaient croire qu'elle était vraiment là, dans leur village natal. J'ai entendu plusieurs anecdotes selon lesquelles des gens pleuraient et n'arrivaient pas à croire ce qui se passait. »

L'impact de la visite n'est pas passé inaperçu chez le gérant du Centre d'Excellence de l'Ouest, Marty Savoy. Selon lui, il aurait été difficile de ne pas s'en rendre compte.

« La vedette de la tournée ne fait aucun doute; ce fut la coupe Stanley. La soirée passée à Taloyoak fut incroyable. Nous sommes arrivés et l'on nous a traités comme des vedettes de cinéma. Un jeune m'a dit qu'il pensait mourir tellement il était heureux de voir la coupe Stanley. »

Bien que le personnel du Centre d'Excellence de l'Ouest se rende chaque année dans le Nord du Canada pour présenter des stages sur le hockey, il s'agissait de la première année d'un partenariat avec le Temple de la renommée du hockey, gardien de la coupe.

Malgré le fait que les stages des années antérieures étaient populaires, pouvoir voir un trophée si vénéré dans quelques-unes des communautés isolées de l'Arctique a fait en sorte qu'un grand nombre de personnes se sont déplacées et que les camps de hockey ont été plus mémorables qu'à l'habitude.

« C'est comme ce que m'a dit un officier de la GRC », dit Marty Savoy. « Marty, tu dois réaliser que lorsque tu organises un camp à Calgary, le jeune va peut-être s'en souvenir pendant un an. Ici, il va s'en souvenir toute sa vie. Dans dix ans, ces jeunes vont encore avoir les chandails que nous leur avons donnés. »

Après avoir adopté une marche à suivre selon laquelle la coupe était exposée à l'aéroport ou dans la salle communautaire avant qu'on ne l'amène sur la glace à la fin des stages, Phil Pritchard – le responsable de la coupe pour le Temple de la renommée – et les animateurs du Centre d'excellence de l'Ouest ont visité cinq communautés différentes en cinq jours, se rendant aussi dans des écoles primaires et secondaires lorsque la situation le permettait. De Hay River à Iqaluit à Q'kiqtarjuaq, la coupe Stanley a été vue par environ 1 300 personnes, a parcouru environ 15 000 kilomètres, a fait un tour dans un traîneau à chiens et a visité un centre correctionnel pour les jeunes.

Ce fut dans des endroits tels le centre correctionnel et le village de Cape Dorset, marqué par la pauvreté et la tragédie, que le pouvoir émanant de la popularité de la coupe était en évidence. Au centre des jeunes, la promesse de voir la coupe en récompense d'un bon comportement a motivé presque tous les jeunes à obtenir le privilège de voir le trophée. À Cape Dorset, ce ne furent pas seulement les résidents qui étaient excités à l'idée de voir la coupe. La GRC était particulièrement heureuse de l'arrivée de la coupe. Comme l'a dit John Thomas, avoir aidé à amener la coupe là a permis de semer la bonne entente au sein de la communauté.

« Hockey Nunavut et la GRC, qui ont gracieusement prêté leur avion pour transporter la coupe dans plusieurs des communautés du Nunavut, ont pu profiter de l'occasion pour tisser d'autres liens entre la GRC et les communautés qu'elle dessert » a-t-il dit.

Il y a aussi eu plusieurs autres manifestations du pouvoir d'attraction de la coupe. De la cérémonie de la fête spirituelle Inuit à Taloyoak à l'accueil que lui ont réservé les officiers de la GRC en tenue de cérémonie à Cambridge Bay, l'attraction qu'exerce la coupe Stanley sur plusieurs Canadiens était bien évidente pour ceux qui escortaient le trophée. « Ce qu'il y a de remarquable avec la coupe », dit Marty Savoy, « c'est que peu importe où vous l'apportez, les gens retombent en enfance. C'est fascinant. »

À cause de telles réactions à la coupe et de l'attention positive qu'elle amène aux stages de développement du Centre d'excellence de l'Ouest, des discussions ont eu lieu sur d'autres tournées futures de la coupe de concert avec des stages de hockey. À l'heure actuelle, une chose est certaine : en décembre, une autre page d'histoire a été écrite, encore une fois avec la coupe Stanley. Après avoir été bottée dans le Canal Rideau le temps d'une nuit en 1905 et avoir vu un enfant baptisé dans sa coupe en 1996, la coupe Stanley a connu sa juste part de moments uniques. Poser sur la toundra gelée avec un coucher de soleil arctique à l'arrière-plan figure néanmoins parmi les moments les plus rares de l'histoire de la coupe.


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Francis Dupont
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