Reseau de Hockey Canada |
Nouvelles
Conférence de Presse Au Match des Étoiles
OLY.005.02
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1 janvier 2002
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Denver (Colorado)

LE MODÉRATEUR:
Bonsoir et merci de votre patience. Nous allons maintenant commencer avec Wayne Gretzky, qui aimerait prononcer quelques mots sur ce que nous avons fait ici aujourd'hui, suivi de Jacques Martin qui reprendra le tout en français.

WAYNE GRETZKY:

Merci d'être là. Nous avons eu une belle journée aujourd'hui. Comme on le dit souvent, il n'est jamais trop tôt pour commencer les préparatifs pour un tournoi de ce genre ; nous avons cru que le temps était venu de nous rencontrer en groupe et de discuter de certains de nos priorités et objectifs ainsi que de la sélection des joueurs, surtout des huit que nous devons choisir d'ici la mi-mars. Cela c'est bien déroulé pour nous.

Évidemment, puisque le temps avance, nos objectifs de la journée étaient de discuter des procédures de dépistage et du genre d'équipe que nous aimerions former et les bonnes nouvelles aujourd'hui, sont que, bien que nous avons eu des discussions en tant que groupe, nous étions vraiment sur la même page. Nous sommes donc tous excités à l'idée des Olympiques et de tout le tournoi et nous avons bien hâte que tout cela arrive.
Ayant dit cela, je cède la parole à Jacques qui s'exprimera en français.

(COMMENTAIRES DE JACQUES MARTIN EN FRANÇAIS).

LE MODÉRATEUR:
Nous accepterons maintenant immédiatement vos questions.

Q.
Y a-t-il une solution aux problèmes liés au temps pour l'entraînement?

WAYNE GRETZKY: Non, à l'heure actuelle, nous sommes dans la position, nous semblons être - non, nous ne semblons pas être, nous sommes dans la même position que tous les autres pays se préparant à ce tournoi. Nous souhaitons que les joueurs désirent se rassembler lors d'un camp. Cela dit, nous réalisons qu'ils exercent une grande influence sur ceci, l'AJLNH ; mais sous soulignons aussi la signification et l'importance de ce tournoi. Comme je l'ai dit dès le jour 1, nous voulons que le terrain de jeu soit égal pour tous les pays prenant part à ce tournoi. Que ce soit organisé ou non organisé, si certains pays ont une sorte de camp, nous voulons être sur la même page. Voilà ce qui nous préoccupe et nous allons en parler avec l'AJLNH au fil des jours. Et, évidemment, nous aimerions avoir un camp d'été quelconque, mais nous comprenons aussi les souhaits des joueurs.
La situation est vraiment entre les mains des joueurs. S'ils veulent avoir un camp, c'est leur décision.

Q. Wayne, en tant que groupe, quel genre d'équipe avez-vous choisie aujourd'hui ? Quelle sera l'approche en tant que club ?

WAYNE GRETZKY: Et bien, nous sommes vraiment excités en ce qui a trait à tous les joueurs dont nous avons parlé aujourd'hui. Parcourant la liste des joueurs canadiens, nous étions très fiers des joueurs parmi lesquels nous pouvons choisir et sélectionner. Évidemment, l'équipe que nous voulons va se fonder sur la vitesse, va se fonder sur le courage et elle aura aussi beaucoup de caractère. C'est ce que nous voulons de cette équipe. C'est ce à quoi nous nous attendons de cette équipe et c'est un peu ce que nous avons découvert aujourd'hui en parcourant les joueurs parmi lesquels nous devrons faire notre choix.

Q. Pouvez-vous nous indiquer si vous avez pris la décision de nommer un gardien parmi les huit premiers ?

WAYNE GRETZKY : Cela est très simple. Nous croyons qu'à l'heure actuelle, il ne serait pas très sensé de choisir un joueur. Nous croyons évidemment qu'il y a quatre ou cinq joueurs qui sont très qualifiés pour faire partie des gardiens choisis pour cette équipe. Nous avons cru, en tant que groupe, que nous empresser de choisir un ou deux gardiens à ce moment n'était pas très sensé; nous attendrons jusqu'à la fin pour nommer notre gardien.

Q. Allez-vous nommer seulement huit joueurs ou peut-être plus?

WAYNE GRETZKY : Nous avons maintenant - nous avons commencé la journée, pour être très franc, nous avons formé un groupe d'environ 40 noms. Nous avons discuté, de ce que chaque joueur pourrait apporter à cette équipe, de ce chacun pourrait apporter à l'équipe Canada.
À l'heure actuelle, nous ne sommes pas rendus à huit joueurs. À l'heure actuelle, nous en avons environ 13, 14 et cela est un signe important du grand respect que nous accordons aux joueurs que nous étudions.
Comme je l'ai dit plutôt dans mes allocutions, nous avons eu d'excellentes discussions et de bons débats, malgré le fait que nous soyons tous sur la même page pour ce que nous cherchons; et, en ce moment, nous ne sommes pas arrivés à huit joueurs, non.

Q. Est-ce que c'est tout ce que vous allez nommer? Avez-vous déjà pris cette décision ?

WAYNE GRETZKY : Presque. En ce moment, il serait sage pour nous, de laisser la porte ouverte pour pouvoir ajouter à ce groupe de huit, et, en ce moment, il est probablement prudent de dire que nous allons probablement en choisir huit.

Q. Pouvez-vous nous parler un peu des procédés de dépistage? Vous avez mentionné que cela a fait partie des discussions aujourd'hui.

WAYNE GRETZKY : Absolument.
Premièrement, le personnel d'entraîneurs que nous avons rassemblé, Pat et Ken et Jacques connaissent et comprennent le talent de notre ligue mieux que quiconque. Alors ces trois gars feront certainement partie de cela.
Kevin et moi ferons aussi largement partie du dépistage de tous les jours. Nous croyons vraiment que les éliminatoires, jouer de durs matchs à l'extérieur et d'autres situations du genre sont très importants dans le processus de sélection des joueurs que nous voulons réellement. Nous serons donc très attentifs lors des éliminatoires.
Nous avons aussi Wayne Fleming, qui est l'entraîneur mondial pour le championnat mondial, qui a déjà parlé à, rencontré et vu jouer différents joueurs et c'est le genre de personne qui sera l'une de nos principales ressources.
Alors, comme groupe, nous avons décidé que nous voulions garder tout ceci ensemble le plus possible, et le fait de toujours rajouter des gens rend parfois la vie un peu plus difficile. Nous sommes alors vraiment contents des gens que nous avons en place qui peuvent effectuer un dépistage précoce et aller voir les joueurs et parler à d'autres joueurs et d'autres entraîneurs.

Q. Pat Quinn, pouvez-vous nous parler un peu plus de vos problèmes en tant qu'entraîneur en raison de cet échéancier et du style que vous aimez jouer, un style offensif que je crois être exigeant parce que vos joueurs de Toronto ne semblent pas le comprendre certains soirs. Comment allez-vous faire pour transmettre ceci à ces gars-là en un soir ?

PAT QUINN : Je crois que cela était une déclaration, pas une question.
(RIRES.)
Évidemment, nous suivons un processus de sélection. Nous allons, ici, essayer de choisir les meilleurs athlètes et aussi essayer d'adapter le style de jeu d'autres joueurs. Les sélections, comme Wayne l'a dit, seront fondées sur la vitesse ; nous espérons aussi, sur un bon sens du hockey, du vrai courage ; et avec ces combinaisons, nous devrions être en mesure d'aboutir à un style de jeu qui produira les habiletés que nous allons choisir ici et avec lesquelles nous sommes très confortables.
Ce dont nous allons avoir besoin, c'est du temps pour travailler avec ces joueurs ; et, nous espérons, que nous aurons ce temps à l'été pour être capables de mettre tous nos joueurs sur la même page.
Une partie de la sélection, évidemment, sera que nous croyons que ces joueurs peuvent s'adapter à presque n'importe quel style que nous pouvons leur présenter à court terme.

Q. La carrière de certains grands joueurs étant avancée, même des joueurs avec lesquels vous avez joué Wayne, vous aurez peut-être à prendre des décisions difficiles et dire «non » à des gens avec qui vous entretenez des relations étroites. Avez-vous songé à la façon dont vous allez traiter ces décisions?

WAYNE GRETZKY: Pendant nos discussions aujourd'hui, parcourant la liste des joueurs, ce sujet n'a vraiment pas été abordé, de quelque façon que ce soit. Nous choisissons la meilleure équipe possible, que le joueur ait 18 ou 38 ans. Nous ne voulons que des personnes qui peuvent contribuer à faire de cette équipe une équipe médaillée d'or. Pendant sept ou six heures de discussion aujourd'hui, cela n'a même pas surgi.

Q. Avez-vous identifié certains éléments précis que vous aimeriez corriger d'il y a quatre ans à Nagano?

WAYNE GRETZKY : Je ne crois pas qu'il soit question de corriger et j'ai dit ouvertement, à plusieurs reprises, que le résultat n'était pas juste, compte tenu de la préparation que Bobby Clark et son équipe avait consacrée à cette équipe Canada.
Malheureusement pour nous, les blessures font partie du sport. Et Sakic étant blessé et Kariya étant blessé, cela a évidemment eu un effet sur nous. Mais cela fait partie du sport professionnel.
Si je peux prendre quelque chose de ce dernier tournoi et l'apporter à ce tournoi, comme je l'ai souligné à ces gars-là ici, par le passé et aujourd'hui, c'est que nous croyons vraiment que nous sommes une solide équipe défensive disciplinée et, peut-être, que nous avons manqué de buts lors du dernier tournoi et que nous allons nous concentré sur cet aspect.

Q. Avez-vous eu des discussions formelles avec Mario quant à sa participation possible et vous a-t-il donné des indices à savoir s'il serait prêt à être l'un des huit?

WAYNE GRETZKY : Nous n'avons parlé des Olympiques à aucun joueur à ce temps-ci. Nous avons limité nos conversations à l'interne et entre nous, comme groupe et ce genre de choses. Mais je crois qu'il est juste de dire qu'il est sur la liste. (Rires)

Q. Wayne, le 25 mars est la date d'échéance pour nommer les huit joueurs. Allez-vous nommer les joueurs avant cela, et si oui, quand?

WAYNE GRETZKY : Et bien, premièrement, nous aimerions les nommer avant le 25 mars. Nous devons suivre le cheminement approprié pour obtenir la permission de la LNH et de l'AJLNH. Si cette permission nous est accordée, nous aimerions les nommer un peu plus tôt. Nos raisons pour cela sont que nous voudrions évidemment—certains joueurs seront un peu déçus de ne pas avoir fait l'équipe et cela ne veut pas dire qu'ils ne feront pas partie des 23, mais nous ne voulons pas que cela influence leur jeu pour leur club individuel et pour la Ligue nationale de hockey. C'est quelque chose dont Bob se chargera et, honnêtement, si nous le pouvons, si nous avons la permission, nous allons les nommer avant le 25 mars.

Q. Je déteste être trop spécifique, Wayne, mais qu'avez-vous vu chez Ken Hitchcock et que croyez-vous qu'il apportera à ce groupe d'entraîneurs?

WAYNE GRETZKY: Premièrement, c'est un gagnant. Vous aimez avoir des gens qui gagnent. C'est un ingrédient que l'on ne remplace pas. Il connaît le jeu, comprend le jeu. Son équipe a joué dur à tous les matchs. Je veux que cette équipe joue dur. Il est évident que ce sont là des éléments qui sautent aux yeux.

Q. Wayne, donnez-moi, donnez-nous,
une idée de la pression exercée sur votre équipe au Canada en raison du sentiment national que ceci apporte au pays.

WAYNE GRETZKY : Et bien, c'est un fait. Le Canada vit et meurt selon le hockey. Nous, en tant que Canadiens, aimons notre sport et c'est quelque chose dont nous sommes très fiers. Les championnats mondiaux et les Olympiques et jouer pour son pays et nous comprenons les pressions qui vont avec, qui vont avec cela. Cela dit, c'est aussi la plus grande chose au monde de se trouver sous cette pression. C'est un défi pour nous tous et c'est quelque chose qui nous fait grandir. Nous ne comprenons aucune autre façon de faire car c'est ce que nous apprenons au Canada. Alors, c'est quelque chose que tous nos joueurs ont eu à affronter et ils le comprennent et le réalisent. Et ce n'est pas une raison ni une excuse de ne pas gagner.

Q. Wayne, peut-être Pat aussi, si, en théorie, vous pouviez tenir une sorte de camp d'été, disons en août, et que vous n'avez nommé que huit joueurs pour faire partie de votre équipe, quel serait l'appât? Est-ce que vous en inviteriez 40 pour faire une sorte d'essai et est-ce que vous en inviteriez jusqu'à 23 que vous - comment cela fonctionnerait-il ?

WAYNE GRETZKY : Comment voudriez-vous que çela fonctionne ?

(RIRES) Et bien, ici encore, nous allons travailler avec l'Association des joueurs et la LNH à cet égard, et nous en avons parlé longuement aujourd'hui. Nous aimerions rendre tout le monde confortable avec ceci. Mais c'est une occasion pour les joueurs de se rassembler pour la camaraderie. C'est une occasion pour les joueurs de rencontrer le personnel des entraîneurs et de connaître ce qu'ils veulent. Ce n'est aucunement un essai ou un camp d'entraînement. C'est plutôt une occasion pour les joueurs de se mettre sur la même page. Le nombre de joueurs invités dépendrait des entraîneurs et de la situation avec laquelle ils seraient confortables.

Q. Herb Brooks a été cité aujourd'hui
disant qu'il aimerait que le match des étoiles n'ait pas lieu l'an prochain, que ce temps soit mis à meilleure contribution, en invitant les joueurs à s'entraîner ensemble ou, vous savez, pour avoir plus de temps pour l'entraînement. Est-ce quelque chose avec quoi vous seriez d'accord, du point de vue philosophique, aimeriez-vous que cela ait lieu ? Ou aimeriez-vous voir s'il existe une façon de le changer pour obtenir une ou deux journées supplémentaires parce qu'il y a très peu de temps entre la fin du calendrier régulier et le moment auquel tout le monde participe à son premier match à Salt Lake?

WAYNE GRETZKY: Et bien, laissez-moi dire ceci pour essayer de comprendre ce que l'équipe américaine veut et nous voulons tous une occasion de nous rencontrer. Alors je peux comprendre ce qui motive Herb. Mais l'autre aspect de la situation est que la Ligue nationale de hockey est quelque chose de spécial et que les gens de Miami et de la Floride ont hâte au match des étoiles, et je ne pense pas qu'il existe une façon que ce match soit bousculé pour des Olympiques.
Bien que les Olympiques soient une grosse affaire, le match des étoiles de la LNH est quelque chose dont nous sommes très fiers. Alors, c'est vraiment quelque chose qui n'aura pas lieu, et je ne vois pas comment cela pourrait se produire.
Je crois que nous sommes tous d'accord que nous aimerions avoir quatre ou cinq jours, six jours ensemble, et quand cela aura lieu et où cela aura lieu semblent créer un certain désaccord.

Q. Est-ce que la question des patinoires de grandeurs différentes en est une qui prend trop d'ampleur ? En d'autres mots, est-ce que nous accordons trop d'importance au fait de jouer sur une glace olympique ?

WAYNE GRETZKY : Non, jeu complètement différent. Nous avons parlé de cela aujourd'hui en révisant les joueurs dont nous avons parlé. C'est un sport où si vous alliez jouer à la Coupe Canada ou la Coupe du monde, vous songeriez peut-être à des personnes et du personnel autre, parce que vous iriez jouer sur des surfaces glacées plus petites. La patinoire de dimensions olympiques amène un jeu différent et nous comprenons cela en tant qu'équipe d'entraîneurs et Kevin et moi aussi, alors que nous assemblons ce groupe.

Q. Wayne, est-ce que vous allez vous
entraîner aux tirs de barrage tous les jours ou est-ce que vous choisirez les joueurs pour les tirs de barrage puisque vous n'avez pas été choisi la dernière fois ?
(RIRES.)

KEVIN LOWE : Comptait plus de buts en échappée que moi. C'est une question pour l'entraîneur. Je ne serai pas entraîneur. S'entraîner aux tirs de barrage, Pat?

PAT QUINN : Nous ne prévoyons pas devoir en faire partie. (RIRES). Nous voulons gagner sur le coup, après 60 minutes.

Q. À la lumière de, Wayne, à la lumière de votre réponse sur le fait que le jeu soit différent sur une plus grande surface, est-ce que cela signifie plus de vitesse, moins de robustesse au moment de choisir votre équipe?

WAYNE GRETZKY :L'expérience que j'ai vécue à jouer contre les équipes que nous devrons affronter m'a démontré une chose que les Européens ont, nous savons qu'ils possèdent de la finesse et nous savons qu'ils ont du talent; mais, ils ont aussi du respect pour les joueurs canadiens et américains. Alors il n'y aura pas beaucoup de chamaillage dans les coins et le long de la bande, cela ne fait partie que du jeu que nous jouons dans la LNH. Cela est beaucoup plus visible et moins visible sur une patinoire de grandeur européenne.


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