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Réflexions Sur la Coupe Izvestia; Sherven et Ses Coéquipiers Se Remémorent Leur Médaille D'Or de 1987

25 octobre, 2012

par Gord Sherven

Il y a vingt-cinq ans, en 1987, notre équipe nationale masculine a remporté la prestigieuse Coupe Izvestia. Notre incroyable victoire a eu lieu à Moscou dans le temps de Noël. Il semble n’avoir rien comme un tournoi de hockey international pour stimuler les émotions nationalistes au sein du peuple canadien. Le fait de remporter une victoire inattendue à la Coupe Izvestia 1987 en sol russe, contre une puissante équipe, aura été un grand moment de l’histoire du hockey canadien. Du moins, c’est comme ça qu’on l’a senti comme joueur et c’est comme ça qu’on le sent encore aujourd’hui. Sean Burke a offert toute une performance devant le filet et Ken Berry a marqué deux buts importants pour nous permettre de l’emporter 3-2. Alors que c’était mon troisième tournoi de la Coupe Izvestia, je voulais vraiment entendre notre hymne national à la cérémonie de clôture, au lieu de celui de la Russie. Malheureusement, ils n’avaient pas d’enregistrement de notre hymne national, donc nous avons dû entendre encore l’hymne des Russes! J’imagine qu’ils ne pensaient pas que nous allions gagner!

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Voici quelques souvenirs de la Coupe Izvestia 1987 de quelques coéquipiers d’Équipe Canada, de notre entraîneur-chef Dave King et du journaliste du Globe and Mail, Eric Duhatschek :

« Lorsque je pense à Izvestia en 1987, je me souviens de comment je me sentais en tant que jeune joueur dans la Russie communiste contre la méchante machine rouge et de comment je me sens aujourd’hui, 25 ans plus tard. Je peux vraiment me remémorer l’odeur et les sons dans l’aréna et qu’on nous servait du thé pendant les entractes. Les spectateurs étaient assis sur des sièges en bois, habillés en gris et noir, démontrant leur mécontentement envers leurs vedettes russes, réalisant qu’ils allaient possiblement s’incliner à la maison devant une bande de Canadiens inconnus. Je peux encore voir Ken Berry marquer de loin et la pensée immédiate que nous devions travailler d’arrache-pied pour l’emporter. Il y avait six gardiens canadiens sur la glace en troisième période, puisque chaque joueur bloquait des tirs et se sacrifiait pour garder la rondelle loin du but. Je me souviens avoir pensé que le "Green Unit", dont les cinq étaient connus, ne semblait jamais quitter la patinoire et chaque fois que je regardais le jeu, ils avaient la rondelle. Je me souviens aussi de l’euphorie qui régnait dans notre vestiaire et des visages des joueurs qui ont travaillé si fort. Nous savions tous que nous devions vaincre les Finlandais pour remporter le tournoi, mais comment pouvaient-ils nous arrêter si nous venions de battre l’équipe la plus crainte de la planète? »

Aujourd’hui, je me souviens principalement des gars avec qui j’ai partagé cette expérience. Dave King était la principale raison expliquant pourquoi nous avons eu la chance d’avoir le dessus sur une telle équipe et je suis chanceux de travailler encore avec lui. Je suis reconnaissant d’avoir pu jouer avec Andy Moog qui a été un bon mentor. J’ai gardé des liens d’amitié durables avec Sherven, Cote, Habscheid, Charron, Karpan et je pense souvent à des coéquipiers comme Zalapski, Stiles, Berry et d’autres que je n’ai pas vus depuis des années, mais avec qui je maintiendrai toujours un fort lien.

Notre triomphe en sol russe en 1987 n’aura peut-être pas été le meilleur moment de hockey entre la Russie et le Canada pour la plupart des amateurs, mais notre groupe peut regarder vers l’arrière et se dire qu’il a vaincu la machine rouge dans sa cour, alors qu’elle était à son meilleur. Peu d’équipes peuvent se permettre de dire cela.

~ Sean Burke, gardien

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« En 1972, mon frère Gary et moi sommes allés à Moscou pour voir les quatre derniers matchs de la série entre le Canada et la Russie. J’avais 16 ans à l’époque et j’étais émerveillé des superbes habiletés des Russes démontrées contre nos joueurs canadiens. Il était imprévisible pour moi de penser que 15 ans plus tard, je porterais les couleurs du Canada au Luzhniki Stadium. Quelle expérience que celle de faire partie d’une jeune équipe de joueurs amateurs qui bat les méchants Russes sur leur propre patinoire. Un souvenir que je n’oublierai jamais! »

~ Randy Gregg, défenseur

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« Nous étions vraiment les négligés et aucun club canadien n’avait déjà remporté un match en sol russe depuis la Série du siècle de 1972. Plusieurs années plus tard, lorsque j’étais entraîneur en Russie, je me suis assis avec Viktor Tikhonov à Moscou et je lui ai demandé quelle avait été la meilleure équipe qu’il avait dirigée. Il avait répondu la formation de 1987-88! Nous avions vaincu cette équipe dans sa propre cour. Sean Burke avait tellement bien joué, toute la pression était sur ses épaules. »

« Je veux dire, nous avions un bon groupe de joueurs en très bonne forme qui travaillait très fort, mais Sean Burke a été la clé. S’il connaissait un bon match, nous avions un bon match. Le communisme était à son plus fort, avant la chute du rideau de fer et l’ambiance dans l’aréna était électrique. Quand j’y repense, c’était une réalisation majeure pour les joueurs, un moment magique et l’un des moments les plus mémorables de ma carrière. »

~ Dave King, entraîneur-chef

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« Ce dont je me souviens le plus à propos de la victoire, c’est d’un joueur comme Gord Sherven qui avait apporté une bouteille de champagne dans le vestiaire pour célébrer la victoire et qui a eu de la misère à l’ouvrir, comme s’il n’était pas habitué de célébrer des victoires aussi inattendues. Je me souviens aussi de m’être assis dans le Luzhniki Arena et d’avoir vu deux tableaux indicateurs, un en anglais et l’autre en cyrillique, le temps s’écoulant, le Canada en tête avec les Russes qui mettaient de la pression. L’entraîneur russe Anatoli Tarasov quittant l’édifice à l’aide d’une canne. Il s’était arrêté dans le couloir menant les joueurs à l’aréna et avait regardé le pointage, puis en direction du banc russe, avant de se brasser la tête en signe de tristesse, de dégoût. Je ne pourrais le confirmer. Ensuite, il a tranquillement disparu dans le tunnel, alors que les dernières secondes s’écoulaient. 

Je me souviens de Sean Burke qui jouait très bien devant le filet. Il avait été la réponse canadienne à Tretiak de 1972. Zarley Zalapski a joué le hockey défensif le plus inspiré que j’ai vu de me vie. Kenny Berry, l’un des joueurs les plus modestes que j’ai rencontrés, a compté deux buts importants dans la victoire. J’ai longtemps dit que c’était le « Miracle sur la glace » du Canada, sur la route, contre une équipe russe qui avait joué dans trois matchs de 6-5 face à la formation canadienne de Wayne Gretzky, Mario Lemieux et Dale Hawerchuk trois mois auparavant. Un moment spécial et peut-être pas suffisamment apprécié de l’histoire canadienne du hockey. »

~ Eric Duhatschek, journaliste, The Globe and Mail

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