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Le Monde du Hockey Selon Bobby Orr

WJC.045
le 30 décembre 2005

Par Lucas Aykroyd

En consultant les annales du hockey, peu de joueurs peuvent rivaliser avec Wayne Gretzky comme le meilleur de tous les temps. Mais Bobby Orr est un de ceux-là. Pendant que Gretzky s’affaire à son poste d’entraîneur des Coyotes de Phoenix et à choisir les joueurs de l’équipe olympique masculine, tout en traversant une rude épreuve personnelle, le légendaire défenseur des Bruins de Boston est ici, à Vancouver, par affaires, en tant qu’agent de joueurs.

« Je suis ici pour voir quelques-uns des clients de mon agence [y compris Steve Downie et Marc Staal du Canada et Jack Skille des États-Unis], et quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète âgés de 18 et 19 ans et dans certains cas, de 17 ans », a dit Orr à HockeyCanada.ca lors d’une entrevue aux abords de la patinoire du Pacific Coliseum. « Ces jeunes sont l’avenir de la LNH, alors c’est bon de les voir. »

Quelles équipes, selon ce membre du Temple de la renommée, sont les favorites du tournoi?

« Les États-Unis sont assez bons, mais dans un tournoi court comme celui-ci qui sait? Les Slovaques sont assez bons. Le Canada n’est pas favori, mais qui sait? Si vous avez un gardien au sommet de sa forme, et son gardien a bien joué, très bien joué, n’importe quoi peut arriver dans une série courte comme celle-ci. Mais, les États-Unis ont certainement une très bonne équipe. »

Récemment, on a beaucoup parlé de l’arbitrage tant au mondial junior que dans la LNH. Comme plusieurs observateurs de longue date du hockey, Orr est ambivalent quant aux mesures sévères visant l’obstruction bien qu’il aime certains des changements apportés aux règles qui ont permis d’ouvrir le jeu.

« J’aime les règles, mais dans ma tête, trop de matchs sont décidés par une mauvaise punition pour avoir accroché! » dit Orr. « J’aime les règles et j’aime [le retrait de] la ligne centrale. Je sais que l’on a resserré les règles visant l’obstruction et je pense que certaines punitions majeures pour obstruction doivent être imposées. Mais, il y a maintenant des avantages numériques, des avantages numériques et des avantages numériques à chaque match, beaucoup de 5 contre 3. J’aime le jeu et ce qu’ils en ont fait, et je ne veux pas être trop négatif. Je pense que nous devons simplement laisser les officiels faire preuve de bon sens. Maintenant, certains joueurs baissent les bras et tiennent le bâton et on appelle ça accrocher. Pour moi, accrocher ce n’est pas ça. Ce sont des joueurs qui ne participent pas au jeu, et ainsi de suite. Mais dans l’ensemble, je pense que les changements apportés aux règles ont été excellents. »

Du temps où le jeu était ouvert dans la LNH des années 1970, Orr aurait certainement profité du retrait de la ligne rouge. Même en vertu des anciennes règles, il a connu six saisons consécutives de 100 points et plus de 1970 à 1975. Mais le fils le plus célèbre de Parry Sound considère qu’avec le travail que font les entraîneurs aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de compléter ces longues passes que dans les années 1970 ou 80.

« C’est surprenant, mais je crois que la plupart des échappées sont survenues lorsque les gars quittent le banc des punitions. On voit les longues passes à l’occasion, mais les équipes se protègent certainement contre elles maintenant. Les entraîneurs à ce niveau sont là parce qu’ils sont bons. Alors, ils détectent les choses assez rapidement. »

Après avoir remporté huit trophées Norris, trois trophées Hart et deux trophées Conn Smythe. Orr, maintenant âgé de 57 ans, ne peut que s’émerveiller devant la taille, la force, la vitesse et les habiletés des joueurs juniors de nos jours. La plupart des joueurs d’Équipe Canada mesurent environ six pieds et pèsent près de 200 livres. Ils auraient paru énormes aux côtés des joueurs de la LNH des décennies passées.

« Je pesais 185 livres quand je jouais et j’étais un joueur d’une assez bonne taille à l’époque », dit Orr. « Évidemment, chaque équipe avait un gros joueur comme Moose Vasko. Mais maintenant, tous les joueurs sont tellement grands. À l’époque, les grands gars n’étaient pas très mobiles; ils n’étaient pas nécessairement de bons patineurs et ils ne parvenaient pas à vous rattraper. Aujourd’hui, ils sont tous grands et gros et ils peuvent vous rattraper! C’est incroyable, la taille des joueurs. Ils sont mobiles et d’excellents patineurs. »

Orr a participé à une compétition internationale pour la première fois lorsqu’il a été ajouté, avec d’autres joueurs de l’OHL, à la formation des Marlboros de Toronto, le 14 décembre 1965, pour un match hors concours contre l’équipe nationale russe.

« J’ai une photo de nous avec le chandail des Marlboros de Toronto et les gens n’arrivent pas à comprendre pourquoi je porte un chandail de Marlboro! » dit Orr en riant.

À cause d’un concours de circonstances, Orr n’a pas eu plusieurs autres occasions d’affronter la Russie, la plus grande rivale du Canada à cette époque. Il se remettait d’une blessure à un genou lorsque la Série du siècle a eu lieu en 1972 et il a accompagné l’équipe en Russie à titre d’observateur seulement lorsque les Canadiens ont remporté trois matchs consécutifs pour triompher grâce au but de Paul Henderson devant Vladislav Tretiak en fin de match.

« Quand on y pense, c’était incroyable pour une équipe d’aller là. Et à cette époque, les conditions étaient très différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui. Devoir gagner trois matchs sur quatre [à Moscou] est l’un des grands exploits de tous les temps dans le sport. Les conditions étaient tellement difficiles et le fait que cette équipe a réussi à accomplir ce qu’elle a fait, c’était incroyable. »

Orr a fait partie de la formation du Canada à la Coupe Canada 1976 et il a été nommé Joueur par excellence du tournoi après avoir cumulé neuf points en jouant presque sur un seul genou. Il a récemment visionné la nouvelle série de DVD de Video Service Corp./Music Video Distributors comprenant six matchs de ce tournoi.

« Ce fut vraiment mes derniers moments au hockey. J’en garde un excellent souvenir. Si vous regardez notre défensive, nous avions Lapointe, Savard, Robinson, Potvin, pas mal comme défensive! [Rires] Et moi, on m’a ajouté! Quand on y pense, nous étions tous mobiles, nous pouvions tous déplacer la rondelle, nous pouvions tous patiner et nous étions tous assez robustes. »

Orr ne sera pas surpris si le hockey présenté aux Jeux olympiques 2006 de Turin en Italie est le meilleur hockey international de tous les temps.

« Je pense que ça va être fantastique. Il y aura beaucoup de bonnes équipes là-bas. Quand on pense aux équipes juniors, même, si on regarde l’équipe slovaque, la plupart des joueurs sont des joueurs de la Ligue canadienne de hockey qui jouent ici. Ils ne seront pas intimidés par quoi que ce soit. Ils ont l’expérience du hockey canadien. Les olympiques vont être fantastiques. Le Canada? Il aura une assez bonne équipe! Le choix des joueurs ne plaira jamais à tout le monde et c’est comme ça. Wayne [Gretzky] a réuni les joueurs qui, selon lui, forment la meilleure équipe pour gagner. Après tout, c’est lui qui décide. Il fait de l’excellent travail. Ils ont travaillé fort pour ça. Ils n’ont pas pris ça à la légère et ils vont être très, très bons. »


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